marseille visite thecelinette

Je suis allée fêter Noël à Marseille, invitée par la belle Chérazad. Je me suis dit que c’était une très belle occasion de découvrir cette ville aux milles préjugés. J’y suis allée et contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. Laissez-moi vous guider vers quelques-unes de mes visites. Mais pour commencer, j’avais envie de vous laisser découvrir cette très belle vidéo.

On a tous une vision binaire de Marseille. Soit celle d’une ville ultraviolente, soit celle de la carte postale avec son port et ses calanques. La plupart des Marseillais évoluent entre ces deux mondes, et c’est ce que Maison Lucha, agence de création visuelle marseillaise, nous propose de découvrir au travers d’une vidéo inédite sur la ville. www.maisonlucha.com


Mucem : Musée des Civilisations – Europe et Méditerranée‎

« Le musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) est un musée national situé ouvert depuis 2013. Se définissant comme un « musée de société » il est consacré à la conservation, l’étude, la présentation et la médiation d’un patrimoine anthropologique relatif à l’aire européenne et méditerranéenne, à partir de collections d’origine internationale et de recherches tournées vers une approche transdisciplinaire, concernant les sociétés dans leur totalité et dans l’épaisseur du temps. Au-delà des collections, le MuCEM a pour vocation de fonctionner comme un forum, un lieu de débats, où les présentations de référence et les expositions temporaires s’articulent autour de grandes questions de société » source Wikipédia

Exposition : « Nous sommes Foot »

Nous n'avions pas trop le choix côté expo, car je suis venue pendant les fêtes et que j’adore les visites guidées. La seule disponible en fonction de notre emploi du temps, c’était l’exposition « Nous sommes foot ». Je ne suis pas fan de foot mais je suis ouverte sur le sujet. Du coup, j’ai dit banco !

"Et si nous oublions tous nos a priori sur le football ? Et si, nous revenions aux sources d’un sport qui, abîmé par le « foot business », reste avant tout une pratique et une passion populaires, capable de réunir une bande d’amis, d’unir un quartier, de rassembler une ville entière, de fédérer toute une nation, au-delà des fractures sociales et politiques qui, chaque jour, s’acharnent à la désunir. Et si nous osions accoler au mot « football » les adjectifs « social », « culturel » et « politique » ? Grâce à plus de 400 oeuvres, objets, photos, installations et vidéos issus des collections du Mucem, de musées, de fédérations de football ou de collections privées (Musée National du Sport à Nice, Fédération Française de Football, Fédération Sportive et Gymnique du Travail, Fondation Pinault, Musée du FC Barcelona, Musée Olympique, Fifa Museum, etc.) et d’enquêtes collectes, le Mucem souhaite rendre hommage au football et à la culture populaire qui l’accompagne, en Méditerranée comme à Marseille, promue en 2017 au titre de capitale européenne du sport"


En entrant, on arrive aussi directement sur les unes de  Charlie Hebdo ce qui marque que la critique du monde du foot a sa place dans l’expo. Le journal a consacré 92 unes au foot. Biensur, on y parles des origines du foot, le pallio italien.La première partie de l’exposition est un peu bruyante. C’est volontaire, on y trouve un ensemble d’effets sonores visant à créer une atmosphère d’immersion. On y comprend que le foot est à cheval entre le loisir collectif et la religion (j’ai vu des kippas à l’effigie de certains clubs). Puis l’on découvre vite des figures célèbres du foot, comme Albert Camus (qui était gardien) ou encore Marcel Serdan (que l’on connait plus pour sa carrière dans la boxe).

J'ai pu découvrir les coupes de foot et souvent leurs copies (j'ai appris qu'il y avait eu des vols de coupe de foot). Un chien anglais est célèbre pour avoir retrouvé une des coupes volées. Bien sûr, il y a un volet consacré à Marseille et le foot dont celui sur le projet rénovation du stade marseillais. J'ai appris que l’avis des supporteurs avait pesé dans les prises de décisions. Le volet sur les clubs de supporteurs est impressionnant, en passant des petits clubs, aux ultras puis bien à part au mouvement inquiétant des hooligans.

Le foot, se décline dans le monde entier. Entre les clubs qui perdurent pendant la guerre de Sarajevo, à l'équipe de foot de sans-papiers (équipe alma africa dont le maillot avec article 14 de déclaration universelle des droits de l’homme), à l'équipe de foot féminine de Palestine dans un contexte où la femme et le sport ne sont pas toujours bien perçu. On y trouve aussi le maillot de Muntari, Sulley Muntari, le milieu de terrain de Pescara qui avait quitté le terrain après des insultes racistes lors d'un match à Cagliari.

La partie sur le foot pendant la Seconde Guerre mondiale m'a aussi particulièrement touché, avec des histoires incroyables comme celle d'Emanuel Mink et de Saturnino Navazo. Il y aurait encore mille choses à vous dire sur l'expo. Mais le mieux c'est vraiment d'aller la voir :)


Mon avis sur l’exposition « Nous sommes foot »

C’est une expo pour tout le monde même ceux qui n’aiment pas le foot. Personnellement, si je ne suis pas fan de foot à la base, j’ai vraiment beaucoup aimé cette exposition que je vous recommande vivement ! J’ai pris une visite guidée (je suis une grande fan des visites guidées). Notre guide José a vraiment rendue l’exposition aussi vivante qu’intéressante.

C’est une expo réaliste et complète sur le monde du foot Football : les bons côtés (les valeurs, la solidarité, la passion) comme les plus sombres (la corruption, les mouvements extrémistes). Seul bémol, on peut dire que le foot féminin a été un peu négligé sans toutefois avoir été oublié.  Notre guide José, a souligné que c’était la première fois qu’une exposition sur le foot était faite de cette manière-là et je suis assez d’accord avec lui.



  • Exposition « Nous sommes Foot »
  • Du 11 octobre 2017 au 4 février 2018
  • Livre "Nous sommes Foot" Coédition Mucem / Desports – Éditions du sous-sol. Sous la direction de Gilles Perez et Florent Molle, avec Kaouther Adimi, Hubert Artus, Claude Boli, Philippe Broussard, Christophe Calais, Bernard Chambaz, Paul Dietschy, Vincent Duluc, Marion Fontaine, Naiara Galarraga, Eduardo Galeano, Christophe Guilluy, Benoit Heimermann, Yasmina Khadra, Nicolas Kssis-Martov, Ludovic Lestrelin, Ken Loach, Sébastien Louis, sous-commandant Marcos, Gabriel Garcia Marquez, Jean‑Claude Michéa, Manuel Vazquez Montalban, Michel Naït-Challal et François Thomazeau.


Rien que le bâtiment en lui-même, sa disposition et la vue justifie le fait d’aller découvrir ce lieu


Notre dame de la Garde

Je n’avais jamais visité cette basilique et je dois dire que ça vaut vraiment le détour. La vue est incroyable et il y a une ambiance mystique peu commune renforcée par le mistral qui tournoie autour du bâtiment, laissant entendre un chant particulier.

« Notre-Dame-de-la-Garde (en provençal, Nostro-Damo de la Gardo), souvent surnommée « la Bonne Mère » (la Boueno Maire en provençal), est une des basiliques mineures de l’Église catholique romaine. Elle est située à Marseille, à cheval sur les quartiers du Roucas Blanc et de Vauban, sur un piton calcaire de 149 mètres d’altitude surélevé de 13 mètres grâce aux murs et soubassements d’un ancien fort. La colline Notre-Dame-de-la-Garde constitue un site classé depuis 19171. Construite par l’architecte protestant Henri Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en 1214 et reconstruite au xve siècle. Bâtie sur les bases d’un fort du xvie siècle construit par François Ier en 1536 pour résister au siège de Charles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans le roc et de style roman, et au-dessus une église haute de style romano-byzantin décorée de mosaïques. Au sommet d’un clocher carré de 41 mètres de haut surmonté lui-même d’une sorte de tour de 12,5 mètres qui lui sert de piédestal, se dresse une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l’Enfant réalisée en cuivre doré à la feuille. Véritable palladium de la ville de Marseille, Notre-Dame de la Garde est depuis le Moyen Âge considérée comme la gardienne des marins et des pêcheurs ». Source Wikipédia

Les plus courageux iront la visiter à pied (je vous préviens, ça monte) les autres prendront le bus.


Cette visite était aussi l’occasion de retrouver mon amie, l’effeuilleuse burlesque Cherry Lyly Darling

Quartier, le cours julien : street art, créateurs et petits cafés.

Situé au coeur du centre-ville de Marseille, c'était l'ancien quartier des maraîchers dans les années 70. Depuis, les créatifs, les artistes et les musiciens y ont élu domicile. J'ai arpenté ses petites rues et ses zones piétonnes de nuit car je n'ai pas eu le temps de le faire de jour, mais même de nuit, ça valait le détour. J'ai aimé les petites boutiques, les cafés, les restaurants du monde, le street art, et son ambiance particulière.


Cette image ne veut pas se mettre à l’endroit, je ne sais pas pourquoi. Penchez la tête sur le côté, vous verrez, elle est bien ;)

Bien sûr, il y a mille autres choses à voir à Marseille : les calanques, faire des randos … Mais je n’ai pas eu le temps de tout faire, ni de tout écrire :)

Et vous quels sont les endroits que vous aimé visiter à Marseille ?