Le critique Frédéric Bas de Chronic’art.com, annonçait pour ce film : « Ambitieux, habité, rongé par la fameuse « inquiétante étrangeté » freudienne par où tout se dérègle, le Klotz rejoint les grands films-comètes et sans descendance (…) qui traversent parfois le ciel gris et blanc d’un cinoche hexagonal de salon définitivement gagné à la chronique naturaliste plate. »

La réalité … Pour ma part chose tout à fait exceptionnelle, je suis partie avant la fin. Parce que quand on souffre, il faut avoir le courage de dire non. Soyons clair, j’aime le cinéma français, je suis férue d’art & essai, mais sincèrement y’a des limites.

Je suis entrée dans la salle sans savoir grand chose de ce film, si ce n’est qu’il y avait Mathieu Amalric (que j’avais découvert dans « Comment je me suis disputé ma vie sexuelle » d’Arnaud Despelchin, j’avais adoré) et que cela traitait des ressources humaines (qui le sont de moins en moins d’ailleurs). Donc a priori ce film avait tout pour me plaire.

Je pense que « La question humaine » été tourné dans les mêmes studios que Derrick : mêmes couleurs (en vert et blanc) et la même ambiance euphorique. Des plans fabuleux sur une flaque d’eaux, un verre de blanc… Il ne manquait plus que Patrick Dewaere pendu dans un coin. Personnellement, à un moment j’ai eu du mal à suivre le fils conducteur du scénario (suis pas bien sur qu’il y en avait un en somme). J’en ai eu marre de voir un film de suicidaire-timoré. Et j’étais déçue de voir Mathieu Amalric si mal dirigé…  Là, j’ai saisi mon écharpe du bout des doigts, j’ai relevé en douceur mon siège, et je suis partie revenir à la vie :)

J’ai trouvé des compagnons de misères qui ont exprimé leur avis notamment en commentaire dans Télérama. Voici des morceaux choisis :

 « A oublier vite, mais pas le nom de celui qui se prend pour un cinéaste et qui s’est trompé de métier. Rarement supporté pareil fatras, et bien décidé à ne pas m’en infliger d’autres du même acabit. » Capdeburro

« Rarement vu film aussi inintéressant (dont le traitement du sujet est moins caricatural que ce que laisse penser les critiques des uns ou des autres) rendu aussi difficile à regarder tellement la mise en scène est prétentieuse intello et plate. Jusqu’à rendre le film insupportable. » Pascalp