Il y a quelques années, j’avais eu la riche idée de m’endormir seule, dans le compartiment d’un train. Je m’étais réveillée une demi-heure plus tard, avec la sensation d’un regard posé sur moi.

J’ai alors délicatement ouvert les yeux, et ai découvert un homme en train de me regarder fixement. Autant dans un film type « Love actually » avec un Hugh Grant au sourire malicieux ça m’aurait fait fondre. Autant dans un train corail avec un homme à la mine patibulaire, ça m’a fait bondir.

Il s’est alors penché et m’a dit « oh non, rendors-toi. Tu es si belle quand tu dors ! ». Puis, il m’a expliqué qu’il allait prier Dieu pour lui demander de pouvoir m’épouser. Vous l’aurez deviné, niveau boulet, je suis plutôt du genre chanceuse.

Cet épisode couplé m’a convaincue de ne plus m’endormir seule dans des compartiments. Hier, c’est donc dans une rame de train comprenant de nombreux autres voyageurs que j’ai décidé de m’assoupir.

J’étais épuisée et avant de sombrer dans les bras de Morphée, j’ai songé « là, il me manque juste la tendresse d’un homme ». Autant les cieux se foutent régulièrement de notre trombine concernant pas mal de demandes, autant là la livraison a été plutôt rapide.

20 minutes plus tard, sentant quelque chose d’étrange, je me réveille. Je découvre un homme, ivre, en train de me regarder fixement et de me caresser les cheveux.  Note pour plus tard : être hyper précise quand je fais de la pensée positive : « là, il me manque juste la tendresse de Ryan Gosling ».

Le type a finalement poursuivi son chemin. Puis est repassé (toujours aussi ivre) pour me dire « Ohhh toi ! Qu’est-ce que tu es belle » (in vino veritas). Call me spleeping beauty, baby !

Prochaine étape : avoir autant de succès réveillée et avec des hommes sobres et non dérangés.