Aujourd’hui, la température a posé ses mains sur mon visage, me rappelant que l’hiver était là, bel et bien là. Alors j’ai superposé plusieurs pulls en mohair gris sur mon corps, et je suis sortie la rejoindre. J’ai déambulé dans Troyes, me délectant du soleil, de notre joli patrimoine médiéval et de la sympathique présence de plusieurs amis.

Suite au bilan baladesque, nous pouvons dire que … :

– J’ai joyeusement fait claquer mes souliers sur les pavés de la ville.

– Faire son marché le dimanche, rime souvent avec embuscade. Le bonjour devenant alors un « Céline as-tu un verre ? » « Non, non je file, j’ai des surgelés »… Jusqu’à ce que je m’aperçoive que la bouteille mentionne fièrement « Cheverny » de la maison « Tûe-Boeuf ». C’est dans ces moments là, que ma volonté devient très très faible. Vive les sacs isothermes :) S’en suivent moult discussions, sur la prise de nouvelles de chacun, le niveau d’informatique de Sylvain (j’ai prétendu que son ordinateur était un Thomson MO5, il a vivement protesté), ainsi qu’un comparatif esthétique entre la Cathédrale de Chartres et et sa zone industrielle.

– En compagnie d’autres joyeux drilles, j’ai passé la pancarte « chantier interdit » pour voir l’avancée des travaux de la bourse du travail (rassurez-vous rien n’a changé. Je soupçonne les ouvriers d’être partis vers d’autres horizons). Par la même occasion, nous avons croisé un homme dont le strabisme et le discours n’était pas sans me rappeler frère Rémigio de Varragine dans le Nom de la Rose (ce qui est plutôt de circonstance pour une balade historique).

En rentrant, je méritais amplement une petite douceur hivernale. C’est pourquoi je me suis attelé à la tâche, en cuisinant une petit soupe au céleri parsemée de bleu d’Auvergne (recette suggérée par la belle Sabrina).

La recette : Du céleri coupé en morceau, que j’agrémente de blancs de poireaux. On ajoute de l’eau mais pas trop (pour que ça reste consistant). Durée de cuisson : célinomètre*. Puis on mixe et on ajoute des petits bouts de bleu d’Auvergne (quantité selon les goûts, pas besoin d’en mettre beaucoup). Un filet d’huile d’Olive si l’humeur vous le dit :) Je sale avec du sel de légumes.

* Niveau proportions et quantités, et temps de cuisson : j’utilise le Célinomètre qui est une variante du pifomètre.