Ce décolleté, on aurait pu plonger dedans et s’y perdre, nager encore et peut-être bien ne plus vouloir en sortir me suis-je dis. Cette robe rose et verte, m’avait fait chavirer. Je l’avais sortie de ce portant qui l’étouffait, avait bravé la file d’attente pour les cabines d’essayage, et m’étais glissée dedans comme on arrive dans un pays imaginaire.

Je passe le visage, les mains, les bras, je la glisse le long de mon corps, je remonte la fermeture éclair qui se love contre de mes hanches. Je saisi l’instant et je lève le regard. Parfaite… A un petit détail près, ce décolleté, ça va être moyen possible. J’hésite. Je tourne un peu sur moi-même en me tortillant les lèvres et l’esprit. J’écoute ma raison se battre avec ma fantaisie. Et je finis par tendre ma carte bancaire à la dame qui ose me céder mon caprice. (Oui la caissière est coupable de tout cela, parce que je l’ai décidé c’est ainsi).

Puis, je décide que pour son baptême, une soirée burlesque sera parfaite. Mes mamelons protestent vivement refusant d’être donnés en pâture à des regards innocents (ou pas). Nous discutons longuement et arrivons au compromis des nippies, leur permettant de cacher leur émotions derrière des paillettes couleur passion. Je fais toujours très attention à être en accord avec mes mamelons, sinon ils pointent rien que pour me mettre mal à l’aise, et c’est très embêtant en société.

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Alors qu’on me fait des compliments sur la jolie robe décolleté plongeant oblige, je m’indigne contre ces stylistes de mode, qui manifestement, ne vivent pas tout à fait dans le même monde que nous. Comment pourrais-je porter cette robe à un mariage, n’est-ce pas ? Comme pourrais-je participer à un pic-nique bucolique? Je vous l’affirme, la drogue dans le monde de la mode, c’est mal, archi mal.

C’est alors que glissant mes mains sur mes hanches, un peu comme Adamo, mais en plus sensuel, je fais la découverte d’une poche. Ravie de cette trouvaille (oui je sais je m’émerveille d’un rien, c’est mon côté candide), je décide de glisser ma main dedans. C’est là qu’un truc étrange se passe. Pour mettre sa main dans cette poche, il faut la glisser vers l’arrière … Alors, avec des yeux de chat, j’entrouvre mon décolleté, et tombe nez à nez avec une étiquette qui ricane fort, car depuis le début, il s’agissait d’un dos nu.

Ce soir, je file au China voir la petite cours des astres, alors je vais la remettre cette robe… Dans le bon sens ;)

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La robe vient de chez Zara – Et les photos sont signées Leslie Rados