Depuis des années on nous bassine avec la consommation. Enfant, j’apprenais cela dans la vie de tous les jours via la publicité et en terminale option économie, dans la salle de cours. Pour qu’un pays aille bien, il doit consommer, plus, toujours plus. Les enfants c’est pareil, il faut en faire plus toujours plus… Sauf vous là-bas, vous êtes déjà trop nombreux… Ah bon mince, tant pis.

C’est la loi de la consommation, ou plutôt de la sur-consommation. Sauf que la loi du toujours plus, un jour elle ne fonctionne plus. Comme le pétrole, rien n’est infini. C’est ce qu’est entrain d’apprendre Flint. Non, non, non, ce n’est pas le nom d’un voisin des Simpson. C’est le nom d’une ville du Michigan proche de Détroit. Celle que Michaël Moore a mis en avant dans son premier film Roger et moi.

Le New York Times (plus précisément le journaliste David Streitfeld) traduit ici dans Courrier International, nous explique comment les autorités de la ville, las de la voir tomber en ruine ont décidé de la réaménager, en concentrant les habitations et les commerces en centre ville, et en créant de nouveaux espaces verts pour supplanter ces quartiers à l’abandon.

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Imaginez une ville  qui en 1965 comptait 200 000 habitants, s’apprêtant à en recevoir 150 000 de plus et qui aujourd’hui en compte 110 000 dont un tiers de la population qualifiée de pauvre. Les maisons sont abandonnées, les écoles fermées, les policiers et les pompiers sont régulièrement licenciés, les éboueurs ne passent plus qu’une fois par semaine dans certains quartiers… La ville se meurt.

J’imagine l’ampleur de la restructuration. Mais surtout, j’espère qu’un jour les politiques apprendront à penser autrement.

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