Ces faits ont été fort peu relayés par la presse de l’époque, puisqu’étouffés par un gouvernement soucieux de préserver son image, mais une vague d’abandon d’enfants a eu lieu dans les années 80 en France. Ou plus exactement, d’adolescents … Penchons-nous sur les dessous de cet étrange phénomène.

Au début des années 80, un bureaucrate assez éloigné de la réalité et fort peu conscient de l’impact son action sur la vie de milliers de foyers français décida d’inscrire l’apprentissage de la flûte en plastique au collège.

Il avait longuement hésité sur la typologie de flûte à faire acquérir à ces collégiens naïfs et disciplinés. Épris d’une péruvienne issue d’un groupe musical qui donnait des représentations dans les couloirs de la ligne 7 du métro parisien, à l’approche de la station Opéra, il songea à imposer l’usage de la flûte de pan. Il fondait sous les atouts de la belle, et l’omniprésence de la publicité Nescafé semblait lui rappeler quotidiennement les charmes de l’Amérique latine.

Mais c’est finalement un de ses proches du Lions’ club, industriel de surcroît, qui réussit à le convaincre de se tourner vers la flûte en plastique Aulos 205 voyant ainsi un débouché financier certain. L’amour n’étant pas grand-chose face à l’argent, il choisit cette option.

Face à ce massacre musical, de nombreux parents ont dû faire le choix entre sauver leur audition ou abandonner leur enfant. Beaucoup d’entre eux ont choisi la deuxième option, on ne saurait leur en vouloir.