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journal intime

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En allant sur le blog de Katia, j’ai découvert avec délectation le projet lancé par la méchante et Lambchop qui consiste à laisser sur son blog des extraits des ses journaux intimes de « quand on était jeune ». Or suite aux aléas de la vie, je ne suis plus aujourd’hui en possession des miens. Frustrée, meurtrie de ne pouvoir participer à cette opération génialissime, j’ai un peu contourné la règle.
Donc, voici des morceaux choisis de lettres et mots laissés par des proches ou des amis, parfois même des amoureux… au cours de ces années là.

Les années collège pendant lesquelles j’essayais en vain de faire comprendre à ma mère qu’un jean déchiré c’était « in » : « Ma chérie, je pense que ton pantalon vit ses dernières heures !!! Condoléances ! Bisous étouffants !!! Maman »

Les années « lycée » : qui mieux que nos parents peuvent décrire cet état de l’adolescent qui hésite entre descendre de l’arbre et y remonter ?
: « Bonjour ma trainarde !
– N’oublie pas que ta chambre doit être impeccable avant de partir !
– Tu seras gentille de rincer ton bol du petit déjeuner.
– Donne des croquettes aux chats … »

Dans ce mot, on retrouve tout l’altruisme de l’adolescent, incompris de ses parents… mais qui a très bien compris à quoi ses parents peuvent lui servir…

Lors de mes correspondances avec mes amies, je leur imposais des sujets de dissertation censés mieux les préparer au bac philo. Comme ce sujet, qu’avait à l’époque traité avec brio, mon amie Audrey : « l’alcool, le sexe, les boutons, les mycoses et les cheveux qui frisent chez les jeunes d’aujourd’hui. Dégagez l’influence de la tequila sunrise sur Spinoza ». Morceaux choisis de la réponse d’Audrey :
« Quel besoin alors, ont donc ces jeunes filles d’aller s’enfumer dans un tel lieu de débauche, notre bar favori de l’époque, hormis le fait que 3 œillades équivalent à un verre gratuit, voir plus si affinités. Il n’y a pas d’autres raisons valables sauf s’il on considère le taux hallucinants de jeunes hommes séduisants qui n’a d’égal que la quantité de connards … ».

1993 : ma première année de fac… et la découverte toujours plus grande des sorties
« Ma chérie, vu le chantier dans ta chambre ( !!) dors dans le bureau, je te réveillerai à 8H et je t’emmènerai à la fac. Gros bisous et bonne nuit. Maman » Pitain, elle est top ma mère !

Fin 1993 : 19 ans et enfin indépendante : mon appart à moi… mes parents quittent la région… En me donnant un coup de main pour déménager.
« Ma chérie, le temps nous a manqué, les forces aussi (il faut dire que le bazar de tes malles était absolument importable !) Tout le reste est dans le cagibi dont je te laisse la clé. Tu trouveras bien quelqu’un pour t’aider (petit à petit)… »

Un amoureux de 1994 :« Céline, qu’est-ce que le bonheur ? … là, il m’a fait une superbe dissertation sur le sujet… pour finir par : Le Bonheur c’est pour moi tout simplement de dîner un vendredi avec toi, de boire du Champagne et de recevoir ta lettre compromettante ».

Un autre amoureux d’une époque approchante :
« L’auteur de ces quelques mots est le délicieux jeune homme, sobre et distingué que tu as rencontré si brièvement, hélas, jeudi et samedi de la semaine dernière inutile de vous préciser qu’il était saoul comme un cochon quand je l’ai rencontré … J’ai terriblement envie de te revoir. Pas pour me jeter sur ta ravissante personne comme une bête sauvage (quoique) mais juste pour te connaître un peu … signé l’autre grand con maigrichon.

Voilà donc les quelques morceaux de vie de l’époque dont j’ai pu récupérer les mots !
Bisous et à vous de jouer :-)