Mais non mon petit c’est le *funemployement :) Ca y est après des décennies d’angoisses, de peurs et souvent de pression sociale, de plus en plus de gens commencent à apprécier leur période sans emploi. C’est ce qu’évoque très bien Kimi Yoshino dans son article du Los Angeles Times, relayé sur le site de Courrier International.

Qui sont ces chômeurs heureux ? Selon cet article ce sont les célibataires de 20 à 40 ans qui sont le plus concernés par cet happy way of life. Que font-ils de cette période ? Ils en profitent pour voyager, reprendre leurs études et faire du volontariat, voir leur proche, se remettre à lire ou à écrire …Comment se finacent-ils cette tranche de vie ? Avec leurs économies, leur prime de licenciement …

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Pourquoi cet article me touche particulièrement ? Parce que cela fait plusieurs années que je suis dans cette mouvance. Comment je me finance cette période ? Je ne suis plus inscrite aux assedics ni à l’anpe. Parce que je ne supporte plus leur façon de traiter quelqu’un sans emploi comme un pestiféré voir comme un aliéné (non on ne tombe pas au chômage suite à une déficience intellectuelle). Ne touchant aucune aide de l’Etat, j’alterne des CDD et quelques activités libérales et j’économise. Certains mois je travaille énormément, et je réserve d’autres au funemployement. Là mon temps libre s’articule entre des activités de loisirs (beaux-arts, traînage à la médiathèque pour se nourrir les cellules cérébrales, blogging plus soutenu, recherche de formations sympas), moments partagés avec mes proches et volontariat (auprès d’assos comme auprès d’amis… qui consiste à les aider en fonction de mes compétences pro acquises). Bref, je travaille moins et mieux (je choisis scrupuleusement mes partenaires pro car pour moi la qualité professionnel devient essentielle) et ça me change juste la vie :)

J’espère que nous entrons dans une ère où nos passions vont rejoindre nos ambitions pro, pour que j’entende plus souvent : quand je bosse je n’ai pas l’impression de travailler !

Sources :

  • Article 25.06.09 deKimi Yoshino Los Angeles Times « Chômeurs et heureux de l’être » traduit par Courrier international
  • [Vous n’avez jamais entendu parler du *funemployment ? Voici la définition qu’en donne l’Urban Dictionary : “Etat d’une personne qui profite d’une période de chômage pour prendre du bon temps.”] A votre avis quel mot équivalent français pourrions-nous trouver? J’attends vos commentaires :)

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23 Comments

  1. c’est bien, ton témoignage m’aide a me dire qu’en novembre je n’aurai plus de travail et que le chomage n’est pas si mauvais si je ne trouve rien.
    Cela te convient, mais après il ne faut pas non plus avoir de grandes ambitions telles qu’acheter une maison…

  2. cleanettte Reply

    Jusque là j’avais une vision assez sereine des périodes de non -travail seulement il y a peu on m’a fait remarqué que quand on ne travaillait pas on ne cotisait plus pour la retraite et franchement déjà qu’on va devoir travailler plus tard que nos parents si en plus on touche des clopinettes pour cause de nombre de trimestre cotisé insuffisant :-( ça m’amuse nettement moins.

  3. oliviachanteuse Reply

    Pas la peine de te dire que je suis d’accord avec toi à 2000 %!!!
    C’est ma philosophie de vie également!

  4. et la phase, je suis freelance, je taf comme un fou pour trouver des contrats et cette période n’est pas payée. On l’appelle comment? :)

  5. On vit une époque où je ne connais presque personne qui est content au travail ou aime son job (je dis bien « presque », sans généraliser). Moi même j’en faisais partie, j’ai pas mal changé de boîte avant de trouver ma voie.
    Ce n’est pas une tare d’être chômeur, tu l’expliques très bien ! Ce n’est pas parce qu’on est « chômeur » (j’ai plutôt envie de dire « sans emploi » c’est moins péjoratif) qu’on est débile ou inapte au travail… ya qu’à voir comment on nous parle (comme à des débiles donc) quand on va s’inscrire à l’ANPE ! (je n’ai eu affaire à eux qu’une fois et c’est pas un grand souvenir !).
    En tout cas tu as choisi la liberté, et c’est tout à ton honneur même si tes revenus sont plus irréguliers ;)

  6. princessemoi Reply

    moi j’ai du mal a en profiter… je n’arrive pas a me detendre et a profiter des mois de chomage, je cherche activement mais ne profite pas des heures restantes de la journee… je sais je suis trop conne, je devrais chasser toute cette culpabilite pourrie!!!!

  7. Cet article m’en inspire un, merci ! J’ai vécu 1 an et demi au chômage et je l’ai très mal vécu du fait de la culpabilisation de la société (j’ai pas de boulot = je suis une sombre merde). Aujourd’hui, je taffe en moyenne 10h par jour, je n’ai plus le temps de rien et je regrette un peu. Moi qui ai tellement envie d’apprendre le russe !

  8. Merci! Merci à tous de mettre vos commentaires et vos opinions! Ca m’a fait bcp de bien de lire que je ne suis pas la seule à être dans cette situation.
    Je suis au chômage depuis 1 an et 1 mois mais je viens de terminer une formation dans le social (reconversion) qui avait commencé au mois de septembre.
    J’ai vraiment mauvaise conscience depuis quelques temps car je ne souhaite pas retravailler…
    Si si je vous assure…j’ai bien écris « je ne souhaite pas retravailler ».
    J’ai bossé 5 ans comme une malade. J’avais l’impression de ne plus vivre. De devoir adhérer à une culture d’entreprise qui ne m’intéressait pas. Le « team work » n’est vraiment pas mon truc !
    Pour terminer avec un dernier employeur : horrriiibbbllleee…
    Des fois je me demande si c’est pas moi qui a du mal avec le milieu pro et toutes ses contraintes…j’ai l’impression d’être une insoumise. La nana qui accepte de faire le travail qui lui est confié mais qui au file du temps et des frustrations, laisse tout tomber au point de se faire licencier pour faute grave!
    En gros, ma formation devrait me permettre de retravailler sur suisse (car je suis frontalière) mais j’ai vraiment du mal a ré-affronter le monde du travail.
    Alors du fond du cœur « MERCI » pour vos écrits !

  9. Voilà un article très intéressant ! Le temps du travail en continu est terminé. On aura des temps d’activité, de chômage… Il faut donc ne pas culpabiliser et profiter des moments calmes.

    Et je suis de plus en plus persuadé que les grosses structures ne sont pas les plus efficaces. Travailler seul ou en petite équipe offre plus d’attrait et d’efficacité à mon sens. Il y a moyen de s’épanouir comme ça, j’ai beaucoup de proches qui ont franchi le pas et qui sont ravis :-)

  10. Très intéressant ton billet ! Je me reconnais bcp dans ce que tu as décrit, vu que je suis comme tu le sais dans une situation aussi fluctuante que la tienne, un coup j’ai des piges et je bosse à fond, un coup je fous rien pdt 2 mois. Parfois, je m’en plains, mais la plupart du temps, faut bien admettre que j’apprécie de pouvoir profiter de ce temps libre pour faire ce que j’ai envie et quand j’ai envie. Surtt quand je vois certains de mes amis se crever de 9h à 21 h avec une paie tout juste limite parfois.
    Le problème, c’est que dans cette société, quand on a un taf, souvent il nous tient par les c***lles, à tel point qu’on n’a plus len tps de faire rien du tout. Le week end arrive, et t’es tellement fatigué que tu n’as envie que d’une chose, dormir… et lundi bah rebelotte…. c’est ce rythmne infernal qui peut faire qu’on jouisse d’un chomage bien géré. C’est en ça que la fin des 35 heures est une belle erreur je pense.

  11. @ Paula : travailibre j’aime beaucoup :)

    @ L’homme ordinaire : C’est exactement, je ne touche ni assedic, ni rmi ni aucune autre aide. Au début on galère etpuis un jour on se sert la ceinture qq mois pour se faire un matelas de sécurité financière histoire de pouvoir gérer les choses autrement et plus librement !

    @ Anne : j’ai aussi changé de métier pour me sentir mieux et bien dans vie. J’incite tout le monde à le faire :)

    @ Cleanette : perso je ne compte pas sur la retraitre, je pense plutôt économiser via certains produits pour me la constituer.

    @ Olivia : Oh toi femme libre :)

    @ Princessemoi : la première année j’étais pareil. Maintenant j’alterne recherche d’emploi et loisir soit en demie-journée, soit en journée. J’avoue être en permanente recherche d’emploi / de clients. Etpuis plus on est relax plus les entretiens se passent bien :)

    @ Nina : taffer beaucoup m’aide dans des périodes un peu vide de ma vie (travailler ça retape un moral). Maintenant je cherche un équilibre :)

    @ Tartine : j’espère que tu trouveras le poste de tes rêves celui où tu ne te diras plus je vais travailler, où tout sera découverte et partage. J’ai bossé dans le social, humainement ça m’a beaucoup appris & apporté.

    @ Vincent : j’ai vu ou entendu pas mal de personnes aller dans des grosses structures avec plein d’espoir et se rendre compte qu’elles n’étaient pas forcément efficace et/ou cohérentes. Et je crois qu’on a fondamentalement besoin de cohérence !

    @ Dalyna : ce que tu décris est très vrai !

  12. Je suis d’accord. Je me dis de plus en plus qu’il faudrait que je pense à construire quelque chose de petit mais d’efficace et dans lequel je sois à l’aise. A réfléchir…

  13. J’aime beaucoup ton blog je viens de le découvrir doncça rien à voir avec tes écris que je trouve super mais le chômage heureux faut pas pousser… On a pas de thunes on se sent inutile, on se lève sans buts parfois. On grossit non non j’y crois pas au funemployement sorry Célinette…

  14. @ Sally : le chômage ne veut pas dire ne rien faire. Je crois que tout est là. Moi il m’a servi à me former, à me recentrer sur mes compétences. A faire des activités extra-pro et de ce fait à rencontrer des gens super. Il m’a aussi appris à consommer autrement. Tout est une question de point de vue :)
    Merci pour ta venue :)

  15. Bonjour à vous,
    J’ai lu vos témoignages et je vois que je ne suis pas la seule à culpabiliser d’être au chômage.
    Au chômage depuis mai 2009, je bénéficie de l’ARE.
    Je souhaite me reconvertir et devenir infirmière mais les concours sont déjà passés. Je dois patienter jusqu’en mars prochain et si tout se passe bien, je commencerai ma formation en septembre 2010.
    Je suis très stressée par cette période de non activité ou je vais devoir me justifier auprès de ma conseillère Pôle Emploi. Comment gérez- vous les entretiens avec votre conseiller car je suppose qu’il ou elle n’apprécie pas que l’on traine la patte pour prendre un job de m**** alors que ce n’est pas que je ne veux pas bosser c’est que j’ai un projet qui ne peut se réaliser avant septembre 2010.
    Que vous a-t on obligé de faire afin de conserver vos droits, je ne sais pas trop à quelle sauce je vais être mangée.
    Merci pour vos réponses car je me sens coupable de cette situation.

  16. TheCélinette Reply

    Bonjour Chloé,

    Je ne suis pas sure d’avoir la bonne réponse pour vous, je vais juste vous faire part de mon expérience. Quand j’ai décidé de me reconvertir je l’ai fait car je trouvais que le domaine juridique était de plus en plus bouché (et mal payé). Je me suis donc financé ma formation (la mienne ne durait qu’un an).

    Ce que je vous conseille dans un premier temps c’est de bien préparer votre entretien (quitte à vous faire aider d’amis).
    Un conseil contactez des infirmiers/infirmières pour leur demander de vous parler de leur métier, de l’organisation de leur travail. Cela va vous aider à argumenter pour votre entretien avec l’ANPE

    La date de septembre 2010 étant loin, construisez votre argumentaire sur le bien fondé de l’orientation et prenez un job alimentaire en attendant. Quand on sait qu’un petit job est temporaire ce n’est pas pareil.

    Par contre dans un soucis de cohérence pour vous, comme pour l’ANPE, préparez une liste de petits jobs qui se rapproche le plus du paramédical (c’est à dire de votre future formation) comme auxiliaire de vie, agent à domicile et assistante de vie.

    Commencez à préparer votre CV en ce sens, ainsi que vos lettres de motivations. Répondez aux annonces mais surtout faites un maximum de candidatures spontanées.

    Si par exemple votre CDD en attendant la rentrée 2010 c’est auxiliaire de vie, vous aurez déjà des basiques de soins et de cadre hospitalier, que vous pourrez grandement mettre en avant pour votre concours et au cours de votre nouvelle formation.

    En vous souhaitant une agréable reconversion.

  17. Karine LEVEQUE Reply

    avec 4 mois de retard sur votre discussion, je vous livre mon « expérience », licenciée en novembre dans des conditions lamentables (pas d’indemnités de licenciement, prud’hommes…), aprés 18 ans de bons et loyaux services, le ciel m’est tombé sur la tête, et finalement 1 mois + tard, je me suis organisé une nouvelle vie, je fais des choses que je n’avaient plus le temps de faire (lire +, cinéma, accompagner les sorties scolaires de mon fils de 6 ans, cafés avec mes amis…), bref, je vis à mon rythme, sans stress et bien qu’ayant peu d’ambition, je me suis inscrite en auto-entrepreneur dans le domaine où je travaillais déjà : conseils en architecture intérieure et décoration, à domicile, et j’ai déjà eu qques RV. L’avantage : je peux travailler le soir tard, qd mes enfants sont couchés . Financiérement, c’est pas ça, heureusement que mon mari travaille, mais cela recentre les priorités, et c’est vrai que pour la qualité de vie , on peut délaisser pour quelques temps, du moins le superflu, en fait j’ai moins envie de dépenser, car peut-etre moins à compenser… Je suis tombée sur un article dans un ELLE d’aout qui parlait du funemployement à, NY, puis sur votre blog, et depuis qques jours je suis beaucoup plus positive, tout ceci est très récent…
    Bonne chance pour l’avenir

  18. TheCélinette Reply

    @ Karine Leveque : vous n’êtes pas du tout en retard, un blog est un contenu dynamique. Il n’y a pas du tout l’obligation de suivre la chronologie et cet article est lu tous les jours malgré son ancienneté.

    J’imagine Karine, le désarroi dans lequel on doit se trouver quand on est licenciée au bout de 18 ans. Je suis ravie que vous ayez eue l’énergie de vous mettre à votre compte. Et j’espère que vous allez trouver rapidement des clients. Et pourquoi ne pas monter un blog ou un site pour vous faire connaître via le web. Viadeo aussi peut être une solution.

    Au plaisir de vous lire :)

  19. Mlle chômeuse Reply

    Ton article est très intéressant et il m’a beaucoup aidé!!!! ;)) Merci!

    J’ai obtenu mon BTS en juin 2011. Vers la fin du mois d’août je me suis inscrite à Pôle emploi. Ça fait maintenant 6 mois que je suis au chômage. Cette période est difficile… mais je ne baisse pas les bras! Au début j’ai beaucoup culpabilisé et j’étais stressée de ne rien trouver. Maintenant je vais mieux. Je culpabilise moins, je me détends, je fais des activités de loisirs…

    J’ai postulé à des emplois, des petits boulots… je continue à postuler mais c’est sans résultat. J’ai seulement eu un entretien d’embauche et deux réponses négatives.

    Récemment j’ai passé un entretien pour un petit boulot ;) On verra bien…

    J’ai un projet qui me tient à cœur: partir un an en Angleterre! Si après cette année j’ai des opportunités d’emplois je resterai en Angleterre. Je pense que partir à l’étranger est la meilleure solution. Qui ne tente rien n’a rien!

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