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Etre en couple, c’est vraiment chouette. Bon, moi j’étais plutôt une femme papilloneuse qui pestiférait contre les hommes qui ne s’engageaient pas, sans bien me rendre compte que j’étais la première à ne pas m’engager aimant finalement avoir le nez au vent et la liberté au poignet. Seulement voilà, cet homme s’est mis sur mon chemin. Puis un jour à force d’échanges, il m’a avoué que je lui plaisais. Là, j’ai réagi en adulte responsable… J’ai complètement paniqué. Il est resté droit dans ses bottes. J’ai avancé. J’ai pris mes jambes à mon cou. Puis je suis revenue pour sauter au sien.

Depuis, je découvre chaque jour, ce que notre petit monde comprend. Et je réalise qu’être en couple, c’est parfois se rendre compte que l’être aimé et aimant, au final vous connait assez bien. Suite à une conversation qui m’avait contrariée, à bout d’arguments j’ai dit haut et fort :

  • « Puisque c’est ça je n’en ferai qu’à ma tête !!!! »
  • Ce à quoi il a répondu « comme d’hab’ quoi »

Etre en couple c’est aussi apprendre à découvrir l’autre, et parfois à accepter ses origines … marseillaises bien que son lieu de naissance soit d’une autre région.

  • Lui « oUiiiiii ça fait 15 jours que tu m’ennuies avec ce truc là ! C’est pas possible tu vas me le reprocher toute ma vie ?!!!! »
  • Moi, très calme « chéri ? »
  • Lui « oui »
  • « Ca c’est passé avant hier ».

Etre en couple c’est aussi recevoir de jolis petits messages. Lui « je viens de lire ton tweet sur le pénis, ça me touche beaucoup de sortir avec la petite amie la plus classe du monde ». Etre en couple c’est savoir rester naturelle en toutes circonstances. Comme avant l’entrée du dit homme dans sa vie. Ainsi à Barcelone, quand je suis allée échanger ce soutien-gorge chez H&M, j’ai cherché un vendeur puis je lui ai dit : »

  • Bonjour Monsieur, j’ai acheté ce soutien-gorge hier mais je voudrais l’échanger, c’est possible ?
  • Le vendeur « oui tout à fait »
  • Moi « moi je le trouve joli ce soutien gorge mais j’ai pas de chance, j’ai les seins trop petits »
  • L’amoureux « chérie, étais-tu vraiment obligée de lui parler de tes seins ? »

Et être en couple, c’est aussi se rendre compte que certaines séries me ressemblent étrangement comme quand j’ai découvert que dans Newgirl l’héroïne, tout comme moi s’exprimait souvent en chanson sans pour autant savoir chanter. Personnellement, je le fais souvent au réveil. L’amoureux me demande d’arrêter. Je continue. Il me supplie. Je continue. Alors il m’embrasse ;)

C’est l’histoire d’un hasard qui n’existe pas. Celui qui dit que quand on écoute sa petite voix, on va dans les bons endroits, et on y rencontre les bonnes personnes au bon moment. Voilà, comment tout arriva.

Il y a quelques temps, je discutais avec un ex-boyfriend quand je vis sur son bureau cette adorable figurine. Aussitôt petits cris, et minaudages à fond les gamelles pour obtenir l’objet rose. A la question peut-on minauder devant un ex-boyfriend?  Je réponds oui. 1) Car ça ne mange pas de pain 2) Parce qu’il vous connait donc il est habitué. Me voilà donc affublée d’un petit cochon, en mémoire de notre relation passée. Je décidais de l’honorer, en lui faisant visiter des lieux plaisants de la capitale. C’est alors que je lui promis une pâtisserie de Guillaume Sanchez que l’on trouve au Horror Picture Tea.

Assise là, entrain de papoter avec une amie, je vois assise au bar, une élégante qui boit un rafraîchissement. Là, ma petite voix me dit. Cette fille-là, il faut que tu lui parles. Comme je suis docile à l’intuition, je m’exécute. Elle se présente Mlle Ewa. Un papotage en entraînant un autre, je découvre que nous avons des centres d’intérêts communs et surtout un joli talent de photographe.

Quand elle m’a dit qu’elle photographiait des pin up, j’ai haussé un sourcil. Quand elle m’a montré des clichés d’effeuilleuses que je connaissais, j’ai compris qu’il y avait une vrai démarche artistique et créative. Dans sa dernière actu, des expos et pour son plaisir une figuration dans la pub Magnum réalisée par Karl Lagarfled. C’est Karl en personne qui l’a choisie ;)

mlleewa_pinup

Dans sa boite à malices, elle propose des séances de relooking sur mesure, pour un shoot photo. Envie d’être sensuelle, rétro, femme fatale (ou homme fatal, point de sexisme chez Mlle Ewa). Elle s’occupe de vous shooter pendant qu’Emy Lee oeuvre côté maquillage & coiffure, photo. Bon vous savez quoi m’offrir pour le joli mois de mai ;)

Voici deux clichés pour découvrir son travail avec des effeuilleuses : Kiki Beguin (dont un très bel article vient d’être publié sur MadMoizelle et qui sera présente le dimanche 17 avril à la flèche d’or pour la GlitterFever IX) et Cerise Diva Champomy.

Comme quoi quand on s’écoute et que l’on va vers ce que l’on aime, les jolies opportunités, ce n’est pas la peine d’aller les chercher, elles se pointent sous le bout de notre nez ;)

Vous comme moi, nous avons tous été un jour, surpris par le retour inopiné d’un ex, un « tu sais, je t’aimais comme un dingue, je ne t’ai jamais oublié » alors que c’était l’amour fou et qu’il vous a planté-là du jour au lendemain. Plus de son, plus d’image … Et souvent « oh mystère de la vie » soit l’ex revient pile quand vous venez de rencontrer quelqu’un d’autre. Ou encore, vos ex reviennent « tous » à la même période (avouons-le souvent à l’entrée de l’hiver). De ces moments surprenants, j’ai imaginé une vie que je ne connaissais pas pour ces gens-là. Une espèce de vie parallèle qui expliquerait de manière quasi-logique de tels agissements. J’ai imaginé que les ex revenaient tous à la même période, car ils étaient membres d’une association. L’association des ex de TheCelinette. Le point de départ étant …

L’admission au club des ex :

Mais comment se déroulent ces assemblées ? Là, au début, je ne vous le cache pas, c’est un peu le bordel. Le président de l’association, élu au suffrage arbitraire (pic nidouille, c’est toi l’andouille), pour un mandat de 6 mois, ouvre la séance :

  • Le président   – Bon les mecs merci d’être venus à la séance du mois de mars qui a pour ordre du jour « l’admission des nouveaux ». On est prêt, on y va !
  • Un bruit se fait entendre, celui d’une porte qui s’ouvre laissant apparaître la silhouette d’un retardataire.
  • Le président    – Jean-Jacques, il reste une chaise là-bas, je t’en prie assis-toi. Nous étudions aujourd’hui les requêtes de Pablo et Nicolas qui désirent adhérer à notre association reconnue d’utilité publique … par nous (gérer les ex ,c’est utile).

La dure réalité : tout le monde ne peut pas être un ex

Ce moment est décisif, les prétendants vont être fixés sur leur sort.

  • Le président (ton et regard graves) – Pablo, Nicolas … Vous n’êtes pas sans savoir que la notion d’ex est inévitablement subjective. Pouvez-vous nous exposer je vous prie, les faits en présence ?

Suite à de nombreux échanges de points de vue, et partage d’expérience, le pauvre Pablo s’est ainsi vu refuser l’accès à la dite association, au motif que le grattage de genoux lors d’une soirée un peu alcoolisée, était un fait insuffisant pour lui permettre d’accéder au statut de gentil membre. Il a insisté en disant qu’il avait essayé de m’embrasser dans le cou. Certains ont secoué la tête. On a même entendu murmurer un « c’est pathétique ». Je ne vous cache pas, que du haut de son tempérament hispanique, il est parti furieux, lançant, avant de claquer la porte :

  • « J’m’en fous j’suis à l’asso des ex de Monique ».
  • Le président – C’est ça, ben tu l’embrasseras bien de notre part !

David, au baiser fougueux et à la caresse si sensuelle, quant à lui a été félicité pour sa nouvelle admission. C’était facile, je suis arrivé avec une bouteille de chablis. Son point faible. Et … je sais faire les massages des pieds comme personne, selon ses dires. Regards consternés dans l’assistance, prise de notes pour certains. Abdel, ne dit rien bien qu’avant de partir, il lui glissa d’un air narquois « oui, mais il paraît que tu ronfles, enfin moi j’dis ça j’dis rien. »

Le mystère des ex qui rappliquent en même temps

C’est donc au cours de l’une de ces réunions de l’association, qu’ils fixèrent le nouvel ordre du jour hivernal : le retour du retour de l’ex… en groupe ! Action bien évidemment, soutenue par l’adage populaire : l’union fait la force. Hypolite est le nouveau président élu. Son grand talent d’observation, lui a permis d’affirmer que l’hiver il fait froid, et que de ce fait il fallait se rapprocher… d’une ex tendre et câline, en l’occurrence : moi. Du haut de sa nouvelle fonction, il ouvre la séance et prend la parole :

  • Le Président – Hé les mecs et si on a la rappelait tous, cette semaine ? »
  • Un gentil membre – Ben moi franchement, j’sais pas… Parce que la dernière fois elle m’a rhabillé pour l’hiver. Elle a une de ces mémoires c’est un truc de dingue. Elle se souvenait de toutes les saloperies que lui avait faite. Ouai, je sais j’suis hyper créatif ! Rires de l’assemblée qui le félicite.
  • Le Président (très obstiné quant à son projet) – Fédérons-nous ! Les femmes l’hiver, ont froid, et la Célinette est particulièrement frileuse.  Approbation dans l’assistance. Je suis persuadé qu’elle sera ravie d’avoir un homme pour lui tenir chaud. Bien évidemment, ceux n’ayant pas l’épaule confortable seront bannis de ce projet. Je ne souhaite pas donner de noms.
  • Huée dans l’assemblée – C’est dégueulasse ! Allégations mensongères !
  • Le Président – La stratégie, les mecs ! La stratégie !

Et c’est comme ça qu’en une semaine, je reçus des nouvelles aussi inattendues que surprenantes de plusieurs ex.  à la fois. Par contre, je vous le dis. Cette stratégie, ça ne fonctionne pas.

« C’est étrange cette situation, tu ne trouves pas ? » Lui ai-je dis sur le chemin de la gare. Il a acquiescé, a déposé sur moi un regard triste, puis a mis sa main sur ma cuisse, me rappelant comment j’aime chez lui ce genre de tendresse.

Quelques heures plus tôt, je m’étais levée, nous avions déjeuné. Au creux d’une situation classique j’ai réalisé que notre relation était en soin palliatif, pas bien vaillante, qu’il lui restait peu à vivre. Mon diagnostic n’était pas encourageant. C’est toujours une sensation étrange, comme un rideau de plomb qui se referme appuyant bien fort sur le plexus, nouant tous vos muscles des plus petits aux plus grands.

Alors je suis allée prendre une douche. C’est un lieu plaisant pour pleurer. On peut y mêler son eau en toute discrétion. Seul le sel pourrait venir nous trahir. Puis j’ai mis ma robe de soie blanche. Je me suis toujours dit que face à l’élégance, le chagrin pèserait moins lourd. Il est venu, m’a regardé et m’a dit « ça va ? ». J’ai répondu « oui », mes yeux le contraire.

Il y a des ruptures sans violence. Ce sont des ruptures d’évidence. Vous pensiez être deux dans une histoire mais cela manque de place. L’autre n’arrive pas à ranger ses affaires, à trier ses sentiments, à retrouver ses envies, pour laisser à votre amour la place nécessaire pour s’épanouir. Vous l’aimez, il vous aime … Mais un peu moins. Et c’est ce qui fait toute la différence.

Entre constat et pleurs, vous vous serez dans les bras l’un de l’autre. Vous prévoyez de partir, mais avant vous passez encore un peu de temps ensemble, pour boire un bon vin (autant que la fin soit savoureuse), vous riez parce que putain ce que c’est bon, puis au milieu de tout cela, vous pleurez parce ce que merde cette fin vous ne la voulez pas. Et là, vous faites ce que vous ne pensiez pas possible : vous vous quittez sur des « je t’aime ».

Saloperie de samedi …

Serge Hefez dans le numéro de janvier de Psychologies magazine dit :

« Je t’aime agglutine le moi et le toi et n’admet qu’une réponse : moi aussi »

Comment peux t-on se dire thérapeute et être si peu ouvert d’esprit ? Pourquoi aimer, se conjuguerait-il au temps de la réciprocité ? Ne peux t-on pas s’affranchir de la synchronicité ? Pourquoi l’amour serait-il une prison et non un espace de liberté ?

Mon école n’est sans doute pas la sienne. J’ai appris très tôt à dire, je t’aime sans l’once d’un retour (merci papa). J’en ai d’abord atrocement souffert, puis un jour, j’ai compris que mon envie d’aimer ne dépendait pas de l’autre. Je n’ai pas besoin, d’un moi aussi (cela reste une envie, mais en rien un passage obligé) , tout simplement, car je n’ai pas besoin qu’on m’autorise à aimer. J’aime une humeur, un épanchement, un geste de sa main. Ma liberté est là, aimer qui je veux, quand je veux !

J’ai aimé des hommes, qui ne m’aimaient pas. J’ai été aimée par des hommes que je n’aimais pas. En quoi un amour non réciproque serait-il indigne, une honte, une faiblesse ?

La dernière fois que j’ai aimé sans retour, cela m’a donné une force qui manquait à ma vie. Car aimer c’est un élan de vie, un putain de courage, une sensibilité. Point de diktat pour moi dans ce pays là !

——

Dans la série on ne change pas une équipe qui gagne : vous pourrez aussi lire dans ce numéro Jean-Claude Kaufmann* (sociologue) qui dit concernant la Saint Valentin « le pauvre amoureux s’engage dans une spirale infernale, où il faudra chaque année inventer davantage ».

Alors là aussi, point de salut. On comprend vite qu’à la Saint Valentin, seuls les hommes triment. Les femmes se font sécher les doigts de pieds au soleil (ce qui est déjà ‘achement dur au mois de février). Elles attendent (les feignasses) pendant que les gentils zhommes, tels des chadoks creusent encore et encore, les méandres de leur imagination, pour trouver ce qui pourrait contenter la belle.

  • – Ta ! Ta ! Ta ! Ton cadeau ma chérie :)
  • – Qu’est-ce que c’est ? (dit-elle la chose au bout des doigts).
  • – Une culotte mangeable !!!!
  • – Elle est bio ?
  • – Euh, non ?!
  • – Tu te fous vraiment de ma gueule !!!

Alors surtout suivez le conseil avisé de Jean-Claude : ne vous renouvelez pas (allez on élargit) dans tous les domaines. Ne tentez pas de renouveler votre amour, vos escapades, vos voyages amoureux. Restez morne et morose et sans surprise, c’est comme ça que votre couple sera épanoui ou moisi :)

  • – Chéri tu penses quoi de cette tenue ?
  • – Ca te va très bien la jupe.
  • – Mais … C’est un pantalon.
  • – Attends le Jean-Claude, il a dit de ne pas se renouveler. Tu veux flinguer notre couple ou quoi ? Non, mais si c’est le cas, tu le dis directement ! Merde à la fin !

* cet article est une mine d’idées reçues sur les femmes (pour ne pas parler d’inflexion misogyne …)

** Je vous propose que nous fassions tous, le 14 février à midi, une minute de silence pour la compagne du Jean-Claude, qui se brosse tous les ans pour la Saint Valentin.

est l’homologue masculin de la « femme et les fraises des bois ». Mais quel est donc cet animal ouïe-je au fond de la salle. Je vais de ce pas vous le dire. Cet homme se remarque à son allure douce mais assurée. Le regard franc, le sourire aux lèvres et la galanterie au bout des doigts. Il vous plait, et rapidement vous échangez le même point de vue sur la chose.

Naturellement, avec grâce les choses se font. Une rencontre, un échange puis deux. Un repas, du partage, de la récidive. Puis vos lèvres qui se collent aux siennes. Ses mains qui glissent dans votre cou. Ses yeux qui brillent. Son regard du matin.

Puis les appels, les échanges, les rires. Les rendez-vous, les appels, les échanges, les rires. Une vie douce en somme. Puis trou noir, assez béant. Vous assez surprise. La ligne est perdue, l’homme est discret ? Non, il est disparition. Faille spatio-temporelle, destruction de galaxie, rien à l’horizon, l’homme s’est évanoui dans la nature. Il n’en reste presque rien. Ah si un numéro de téléphone et sa lâcheté en bout de ligne. On appelle ou pas ? On n’appelle pas, parce que ce genre de goujaterie se paye d’indifférence à l’autre et d’attrait pour le reste de sa vie qui est belle d’ailleurs.

Alors si d’aventure, il vous arrivait d’avoir envie de quitter l’autre. Faites-le.
C’est ça aussi être un adulte ;)

J’aime être avec un homme. Me nicher au creux de son épaule, découvrir sa peau douce. Le voir trébucher, me moquer un peu. Le regarder me cuisiner un petit plat puis me servir un verre de vin. J’aime lui piquer son gel douche. Regarder sa tête le matin. Etre prisonnière de ses bras la nuit. J’aime tout ça compulsivement !

Mais je n’aime pas le mâle qui déchire la douceur de son manteau pour devenir tout vert, les cheveux hirsutes et le rouge aux dents. Parce que je vous le dit, il y a des matins d-a-n-g-e-u-r-e-u-x !

Vous vous êtes endormie comme une conne fée au creux de celui que vous chérissez. Et vous vous réveillez en lui souriant. Et là déjà il à l’oeil louche. Prudente vous faite un tour d’horizon, et vous prononcez son nom (sans vous tromper c’est beaucoup mieux). Bon il répond c’est un bon point c’est bien le même.

Mais tout de même il à l’oeil glauque, le sourcil mou, le teint qui ment… Ca ne présage rien de bon.

– Ca va ?

Pauvre de moi, erreur de débutante, glissement de terrain, suppression de soldes… LA phrase à ne pas dire. La boite de Pandore, le gouffre sans fin… Bref le début des emmerdes. C’est effectivement là que Monsieur vous déballe tout : le genou qui saigne, le pied qui gratte, la mandoline qui coince. Bref il a une vie affreusement tourneboulante et du coup, c’est bien normal il est perdu.

– Mais mon caillou, t’es pas perdu, tu es dans le lit comme hier soir ?

Là il est très important pour lui de refaire le coup du regard flou (l’objectif étant de regarder le lampadaire du plafond comme on tente de synthétiser en trois paroles le discours de la méthode, la mystique juive et le pacte secret de Chaumont).

Alors il vous explique que le genou qui saigne, c’est comme de l’hémoglobine qui coule, qu’un pied qui gratte c’est comme des orteils qui démangent, qu’une mandoline qui coince c’est comme un instrument victime de couac. Bon en fait vous aviez déjà tout compris tout simplement parce que vous aviez déjà écouté la première version mais vous restez sage, parce qu’interloquée.

– Ahhhh voui vu comme ça !

C’est le moment de réagir, de prendre sa douche et d’écrire sur son corps « Hic jacet ».

Parce qu’une douceur qui disparait c’est un bonheur qui doit voir le jour … ailleurs :)

J’aime les sms parce qu’on peut en un instant faire un clin d’oeil à quelqu’un sans avoir peur de le déranger. Parce qu’on peut recevoir des pensées sur le vif, des éclats de pleurs ou de joies, des déclarations ou des boutades.
A l’heure où la vie de mon téléphone portable sonne son dernier glas, j’ai relu quelques sms gardés de-ci de-là. Je ne nommerai ni auteur ni contexte ni date.
J’aime ces phrases en suspend qui ont marqué mon coeur. Alors merci à tous ceux qui les ont écrits.
"Bonne nuit mon coeur, tu étais resplendissante. Le fait de t'attendre 3 ans me rend fou. Je t'aime"

"Je suis en ville et même pas Madame me répond quand je l'appelle, ben merci !!! Je t'embrasse"

"J'aurai aimé être avec toi. Je suis sûr que tu es le parfait compromis entre tendresse romantique et petite diablesse. Courage pour le lit froid"
"On ne dit pas assez aux personnes importantes qu'on les aime. Je t'aime Bisous"

"Tu es ma drogue donc c'est bon ramène juste tes petites fesses"
"Réveillée Poulette ?"

"Un petit sms pour te souhaiter une bonne semaine et un petit bisou pour te remercier de ta tendresse douce Céline... Ah j'allais oublier. J'adore ton séant rebondi ;)"

"Tout est dit ne rajoute surtout rien. Je te comprends... Je t'aime. Bisou"

"C'est malin j'ai rougi. Ton message est si doux. Je te souhaite toute la douceur de la force, belle amie"

"Trop tard il y 9 autres personnes qui vont vouloir me draguer! Je passe trop peu de temps avec toi pour me permettre le luxe de te bouder".
"Bon t'arrête de draguer Merde !!!" (sms reçus 4 fois - par 4 personnes différentes - en l'espace d'une minute).

Bon je vous l’accorde à mon âge, je ne devrai plus me poser là question. Je devrai avoir déjà toutes les réponses. Mais non ! ;)

Je l’avoue sans aucune pudeur, certains zhommes sont en général très très amoureux de moi. Pendant au moins 15 jours ! Après, trou dans la chaussée, baguette magique ou affres de la vie… Ils disparaissent. Les hommes ont en général sur eux tout un arsenal du « je ne peux pas m’engager là maintenant, tout de suite c’est pas possible, y’a de l’huile sur le feu » … Même s’il ne s’agissait en fait juste d’apprendre à se connaître.

Parmi, le cher inventaire de leurs excuses, ils ne peuvent pas car :
– Ils ne sont pas prêts.
– Ils ont eu une enfance difficile.
– Ils sont absorbés par leur vie pro.
– En sortant avec une petite brune, ils réalisent qu’ils aiment les grandes blondes.
– En vous embrassant, ils réalisent que Samantha, celle qu’ils viennent de quitter. C’est THE femme of their life.

Au début :
– Je pleurais à chaudes larmes.
– J’implorai le ciel en écoutant des chansons mélancoliques.
– Je criai des pourquoiiiiiii à mon pot de Nutella qui par solidarité masculine je présume, ne pipait pas un mot.

Maintenant quand je constate un évanouissement dans les airs je me dis : ah tiens c’est son heure. Bon voyage l’ami :) Mais grâce aux joies de l’ère moderne, je m’aperçois que ceux qui disparaissent, qui n’ont même pas la force ce clapoter un message (aïe mes doigts, aïe, aïe) : consultent mon blog (parfois toutes les heures) et mon profil Facebook. Oh toi mââââle adepte de la disparition surprise, ne serais-tu pas un peu perdu à l’intérieur de ton dedans ?

C’est parfois dangereux d’attendre devant un bar à 2 heures du matin passées, sous peine de voir débarquer de joyeux drilles enivrés par des boissons spiritueuses. Plantons le décor : moi sagement entrain de discuter avec une amie, quand soudain, un cri surgit ou devrais-je dire rugit dans la nuit.

M. – Cééééééééééééééééééline !!!!!!
M. est un charmant jeune homme d’origine libanaise. Hors qui dit libanais dit tchatcheur de première, négociation au tournant et tutti quanti. Hug éthylique de la part du jeune homme, durant plusieurs minutes. La notion du temps est toute relative quand le soupirant a un peu bu …
Céline – Bonjour M. Ca va ?
M. – Je t’aiiiiime !!!! (comme Lara Fabian mais avec de l’alcool)
Re-Hug éthylique de plusieurs minutes. Son coeur contre mon coeur, tout ça …
M. – Céline !
Céline – M. !
M. – Est-ce que tu m’aimes ?!
Céline – … euh…
M. – Moi, je vois que tu ne m’aimes pas comme je t’aime !!!
Céline – C’est à dire que c’est un peu subi ta déclaration, c’est la troisième fois qu’on se voit.
M. – Céline, veux-tu être ma femme ?
Céline – Ce que je te propose c’est qu’on en reparle quand tu seras à jeun, hein ?! :)

Une amie penche la tête, pour me dire :
E. – Céline… t’es née en 74, il est né en 1990, moi j’dis ça, j’dis rien … Ces amies qui t’évitent de passer pour un Jean-Luc Lahaye, ce sont des amies, des vraies !
M. – N’IMPORTE QUOI !!!!!
E. – T’es pas né en 90 ?
M. – noooon, je suis né en 1988 !
Céline – Ben ça change rien, t’es beaucoup trop jeune.
M. – N’IIIIMMMPORTE QUOI !!!! (détermination, j’écris ton nom)

Un ami de M. arrive avec son vieux vélo, dont le panier avant est garni de jonquilles fraîchement cueillies dans les jardins publics de la ville. Si vous vous demandez où vont vos impôts, j’ai la réponse : dans les paniers à vélo.

M. – Ahhhhhhh ! Des fleurs pour ma femme !! dit-il en saisissant les fleurs pour me les offrir.

Sur ce arrive un poivrot inconnu au bataillon, l’oeil humide, le foie criant qu’il n’en peut plus.
– Le poivrot, me regardant avec M. : Ohhhh, c’est beau l’amour !!!
– M. : Oui, c’est ma femme !! On est marié depuis un an. Elle est belle hein !
– Le poivrot : Oh la la t’en as de la chance… Et sinon sexuellement?
M. et moi, perplexes, les yeux écarquillés
– Le poivrot : Tu la fais jouir ?
– Céline : Hein ?!!!!
– M. : Gravvvvvvve !    (sourire aux lèvres, aplomb de coq en pattes).
– Céline : hop hop hop tout le monde se calme !

Sur ce arrive, le pote du pote du pote, dont je ne connais pas le nom mais que j’ai nommé pour des raisons comportementales évidentes : la fouine.

Moi entrain de discuter avec mon mari auto-proclamé …
La fouine – Allez embrasse-le !
Céline – Non mais ça va pas, on embrasse pas les gens comme ça !
La fouine – Hey, tu sais M. c’est un BG !
.. Silence et stupéfaction de ma part … Je tente de le raisonner avec les yeux !
La fouine – BG … Beau Gosse.
Céline – Merci j’avais compris.
La fouine – Embrasse-le !
Céline – Tu n’as qu’à l’embrasser, toi.
Il s’exécute déposant un bref baiser sur les lèvres de M. Moi, pensive (merdouille). Quand, j’aperçois par dessus son épaule, l’autre poivrot doté du « sex appeal » d’éléphant mort il me vient alors une idée et je dis à la fouine :
– Tiens, lui aussi il veut un bisou.
La fouine se retourne et se retrouve  nez à nez avec le poivrot, la bouche en cœur, prêt à lui offrir son plus beau baiser alcoolisé. Cet incident a dissipé les troupes, et j’ai pu rentrer saine et sauve … et avec mes fleurs :)

Cher Monsieur à l’Esprit Saint,
Cher PDG des cieux,
Cher Yavhé,

Bonjour,

Je t’écris afin de te faire par de doléances concernant l’un de tes employés. Vu le nombre de plaintes que je t’adresse, je me permets de te tutoyer. Cet employé n’en fais qu’à sa tête. Il répond au doux nom de Cupidon. Mais en fait, il fait rien que du n’importe quoi, et je vais par la présente te le prouver. Depuis plusieurs années, il ne fait que m’envoyer des hommes tout bizarres. Avec toute une typologie assez intrigante :

– Ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent.

Ben je ne vais pas pouvoir t’aider mon lapin.

– Ceux qui n’arrivent pas à oublier Samantha.
… Leur ex, qui est parti avec Kiki, qu’il lui avait offert pour la Saint Valentin 2002.

– Ceux qui racontent des histoires à se rouler par terre : tu sais tu es trop bien pour moi.
Apparemment oui.

– Ceux qui veulent bien vivre une relation avec moi, mais à mi-temps.
Dommage je suis fermement engagée dans la lutte contre les emplois précaires.

– Ceux qui respectent énormément leur compagne et qui me propose de ce fait d’être leur maîtresse.
T’es sûr qu’on a le même dictionnaire ?

– Ceux qui veulent bien sexer mais seulement le soir.
Ah le matin, c’est en option. C’était écrit où ?

– Ceux qui reviennent comme des boomerangs quand ils sont célibataires.
Promis la prochaine fois je te fais un keynote.

– Ceux qui trouvent que j’ai vraiment trop trop de fringues.
Pourquoi c’est toi qui les a payées ?

– Ceux qui hallucinent quand ils apprennent que je n’ai pas de télé, pas de permis de conduire et que j’écoute France Culture.
Et tu arrives à vivre comme ça. Oui oui très bien même.

– Ceux qui confondent sensualité et vulgarité.
Tu sais que je vais te faire des trucs de malade. Ca m’étonne pas tu as déjà l’air malade.

Bref, il y a deux semaines, je me suis rebellée. J’ai demandé à ton subalterne de m’envoyer quelqu’un de bien ! Je suis fière de moi, j’ai du être convaincante, parce que hop hop hop, sitôt dit, sitôt reçu ☺ J’ai eu la chance de rencontrer un homme doux, intéressant, ouvert d’esprit, réservé mais bon vivant, avec un charme dingue, élégant… Bref, le BONHEUR ! Il m’a donc enfin envoyé le chouette compagnon que j’attendais :) Mais euh … comment vous dire… 23 ans, j’en ai 33 …

Si vous pouviez intercéder en ma faveur pour que Cupidon arrête de se payer ma trombine, ça m’arrangerait bien ;)

Bien à vous,
Votre dévouée Célinette