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Kookaï et la femme audacieuse

 

Quand j’étais adolescente, je traînais mon imaginaire dans les rues du 9ème arrondissement de Paris. Pas très loin de mon collège, on pouvait trouver les bureaux de la jeune marque Kookaï. Ses campagnes de pub m’avaient marquées pour deux raisons. Parce qu’une jeune fille d’une autre classe posait pour eux et parce que contrairement à d’autres enseignes, Kookaï avait choisi de montrer une autre image de la femme.

Loin de clichés, de la femme-objet soumise, leurs affiches mettaient en scène une femme audacieuse qui assumait ses choix et renversait la vapeur en jetant des hommes-objets dans les toilettes. Un brin provoc’, un brin sexiste, oui. Mais l’adolescente que j’étais souriait davantage à cette campagne de pub plutôt qu’à celles des femmes lascives et conquises.

Kookaï a aujourd’hui 30 ans et reste fidèle aux différentes facettes de la femme en réalisant un triptyque de portraits « l’enfer, c’est moi » sous les traits de son ambassadrice Mylène Jampanoï.

Carte blanche à la chorégraphe Blanca Li.

Pour ajouter une nouvelle facette à cette campagne et en restant dans l’idée qu’une femme audacieuse est aussi une muse, la marque a laissé carte blanche à la chorégraphe Blanca Li pour qu’elle interprète librement le triptyque « l’enfer, c’est moi ».

Cette chorégraphie urbaine a eu lieu à Paris en octobre dernier (vous reconnaitrez sans doute le Palais de Tokyo), alors que la Fashion week battait son plein…

 

Le jeu concours #LENFERCESTMOI

Vous avez aussi carte blanche pour pouvoir remporter, chaque mois, une session de shopping illimitée avec 2 de vos amies. Mais pour cela, mon enfant, il va falloir confesser vos pêchés via le jeu #LENFERCESTMOI.

jeu_concours_kookai_lenfercestmoi_2013

Découvrir un des lieux de vie de Pierre-Auguste Renoir.

Je l’ignorais, mais le célèbre peintre Auguste Renoir, avait pour habitude de passer ses étés à quelques kilomètres de Troyes dans le village d’Essoyes. Il y est d’ailleurs enterré, et pour avoir l’assurance d’y reposer en paix, il a refusé le caveau de sa belle-mère, pour y préférer la tombe d’à côté et on le comprend bien.

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Comme beaucoup d’artistes, il a dû attendre de nombreuses années avant de pouvoir vivre de sa peinture. Et alors que ses finances étaient au plus bas, il a un jour proposé au boucher du village de le rémunérer en tableaux. L’homme manifestement peu sensible à la condition d’artiste, refusa en lui assenant un « va travailler, fainéant ! ». Conception toute relative puisqu’en 60 ans de carrière, Pierre-Auguste Renoir a peint plus de 6 000 tableaux.

Alors que nous déambulions dans l’atelier de l’artiste (1ère photo), j’imaginais que sous mes pas, il avait posé les siens. J’avais envie de le voir peindre, d’observer son trait, le mélange de la matière. Alors, j’ai laissé mon regard plonger à travers la fenêtre. Je me suis dit que dans ce petit village encore sauvage, les choses n’avaient pas dû beaucoup changer. Et que ces couleurs, ces arbres, il les avait vu, il les avait peint.

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La journée fut rythmée par l’idée d’accompagner Renoir en …

…empruntant :

  • ses pas, en marchant sur ses terres …
  • sa vue, en s’imprégnant du paysage, des petits chemins, et de son lieu de création …
  • son odorat, les odeurs de peinture qui se mélange à celle de la campagne …
  • ses papilles, en goûtant les champagnes de la région…

La bonne nouvelle, c’est que la commune d’Essoyes qui ne disposait jusqu’alors que de l’atelier de Renoir, vient d’acquérir la maison de famille située en bout de jardin. A l’instar de Giverny pour Monet, on attend avec impatience l’aménagement de la maison. Pour pouvoir financer les travaux de la maison, une souscription a été lancée. Elle est ouverte aux particuliers comme aux entreprises, lancez-vous !

 

 

Il vous reste encore quelques jours pour aller découvrir la très belle exposition que le musée Maillol consacre à l’artiste Artémisia Gentileschi intitulée  » Artémisia 1593/1654 : pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre ».

On y découvre une artiste incroyablement douée, qui de surcroît représente la femme dans ce qu’elle de plus fort et de plus noble. Son histoire est aussi intéressante que sa peinture, puisqu’elle a travaillée dès son plus jeune âge avec son père Orazio Gentileschi. Père qui fait assez rare pour l’époque, portera plainte quand un autre artiste, Agostino Tassi, abusera sexuellement de la jeune Artémisia. Elle fut la première femme admise à l’Accademia del Disegno de Florence, mais aussi l’une des plus célèbres artistes de son époque.

On y découvre sa peinture mais également de très belles lettres d’amour, que j’aurai aimé écrire.

Les femmes ici sont rondes et libres, parfois opprimée et parfois capable de tous les courages pour sauver leur peuple. On y voit à l’instar de sa vie, des femmes qui prennent leur destin à bras le corps.

Je vous conseille vivement de prendre un audio-guide. Le musée est de taille moyenne, mais j’ai réussi à y passer plus de 2H… de bonheur.

Le petit plus. Votre billet vous donne également accès à l’exposition permanente du musée qui m’a permise de découvrir quelques oeuvres d’une autre artiste féminine : Séraphine Louis. Je vous conseille le film éponyme.

Informations :

  • Exposition Artémisia du 14 mars au 15 juillet 2012
  • Musée Maillol : 61 rue Grenelle 75007 Paris. Métro : rue du bac (L. 12).
  • Horaires : ouvert tous les jours, même les jours fériés de 10h30 à 19h00.Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30.
  • Prix d’entrée : 11 €. Vente des billets tous les jours, jusqu’à 18h15 et le vendredi jusqu’à 20h45.
  • Audio-guide : 5 €

[cs_content][cs_section parallax= »false » separator_top_type= »none » separator_top_height= »50px » separator_top_angle_point= »50″ separator_bottom_type= »none » separator_bottom_height= »50px » separator_bottom_angle_point= »50″ style= »margin: 0px;padding: 45px 0px; »][cs_row inner_container= »true » marginless_columns= »false » style= »margin: 0px auto;padding: 0px; »][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/1″ style= »padding: 0px; »][x_custom_headline level= »h2″ accent= »false »]Comment avoir les jambes tatouées et pouvoir changer d’avis ?[/x_custom_headline][cs_text class= »cs-ta-justify »]L’idée d’un tatouage m’a toujours plu. Je lorgne régulièrement sur quelques tatoueurs, je commence à affectionner certains styles. Si j’avais jadis envie d’un tattoo discret et sans couleur, j’ai maintenant envie d’une pièce sur les bras ou les jambes et colorée à souhait. Je pense que je peux remercier les femmes qui font du burlesque que j’ai croisé ces dernières années. Quoi qu’il en soit, je ne me suis pas (encore) lancée et pour pallier à ce désir, j’ai trouvé une option temporaire.[/cs_text][x_custom_headline level= »h2″ accent= »false »]Piste 1 : les collants tattoo des collections éphémères.[/x_custom_headline][/cs_column][/cs_row][cs_row inner_container= »true » marginless_columns= »false » style= »margin: 0px auto;padding: 0px; »][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/2″ style= »padding: 0px; »][cs_text class= »cs-ta-justify »]Je fais toujours mes emplettes comme si je partais à la chasse aux trésors. Je plonge le regard, concentrée, sur ce qui pourra me plaire et être original. Ce jour-là était un jour de bonne pioche puisque qu’en fouillant chez Dim, j’ai trouvé des collants Art & Mod (apparemment de la collection 2009) issus d’une collaboration avec des élèves de l’école d’arts appliqués Duperré.

Bien évidement j’ai choisi un modèle d’inspiration tatoo old school. Avouez quand même que c’est plus joli pour faire un hold up. Le seul soucis c’est que cette superbe collaboration est une collection éphémère. Impossible de les retrouver aujourd’hui. Mais ils m’en reste quelques uns disponibles sur la partie vide-dressing de ce blog.[/cs_text][/cs_column][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/2″ style= »padding: 0px; »][x_image type= »none » src= »http://thecelinette.fr/wp-content/uploads/2011/04/218116_10150166889956884_917423_n.jpg » alt= » » link= »false » href= »# » title= » » target= » » info= »none » info_place= »top » info_trigger= »hover » info_content= » »][cs_text class= »cs-ta-justify »]Autre bémol Dim, ne mentionne pas le nom du créateur des collants. Il est dommage de mettre en avant, une marque, une école en oubliant que le visuel est surtout né de l’esprit d’un étudiant brillant …[/cs_text][/cs_column][/cs_row][cs_row inner_container= »true » marginless_columns= »false » style= »margin: 0px auto;padding: 0px; »][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/1″ style= »padding: 0px; »][x_custom_headline level= »h2″ accent= »false »]Piste 2 : les marques qui font des collants tattoo toute l’année.[/x_custom_headline][/cs_column][/cs_row][cs_row inner_container= »true » marginless_columns= »false » style= »margin: 0px auto;padding: 0px; »][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/2″ style= »padding: 0px; »][cs_text class= »cs-ta-justify »]Je vous rassure d’autres fabricants ont eu la bonne idée de faire des collants imprimés tatouage. C’est notamment le cas de la société écossaise : Be Baroque. J’ai eu les miens à Londres chez Liberty. Le prix de leurs collants environ £39,95[/cs_text][/cs_column][cs_column fade= »false » fade_animation= »in » fade_animation_offset= »45px » fade_duration= »750″ type= »1/2″ style= »padding: 0px; »][x_image type= »none » src= »http://thecelinette.fr/wp-content/uploads/2011/04/261526_10150230964471884_7558423_n.jpg » alt= » » link= »false » href= »# » title= » » target= » » info= »none » info_place= »top » info_trigger= »hover » info_content= » »][/cs_column][/cs_row][/cs_section][/cs_content]

J’aime dessiner, particulièrement les corps nus. Les perspectives, les natures mortes, les vanités, très peu pour moi. J’aime les formes, les courbes, les grains de peau qui jouent avec la lumière.
Mais pour dessiner des nus, il faut des corps et c’est là tout le problème.

Première idée : dessiner son amoureux.

Exercice oh combien difficile. Il faut un contexte, un lieu bien chauffé, un moment doux. Cela demande aussi d’imposer certaines règles.

  • L’homme à croquer – Tu sais mon ange, l’autre jour je disais à David… dit-il en se grattant la tête.
  • TheCélinette en mode esthète – Ne bouuuuuuuuuuuge pas tu me flingues mes ombres et mes distances !
  • Cela demande de répondre aux questions fondamentales qu’il se pose sur l’art.
    TheCélinette – Non chaton, tu ne peux pas me mordre l’oreille pendant que je te dessine.

Deuxième idéese rendre dans des cours dédiés aux croquis de nus.

J’y dessine des hommes, des femmes, des petits des grands, des minces, des bien en chair, depuis des années sans un seul soucis. Mais dernièrement j’ai dessiné un individu d’un tout autre genre. Quand cet homme est venu poser je l’ai trouvé bizarre.

Dans la salle, les élèves forment un cercle et le modèle prend place au milieu. Ce soir là, lors de la deuxième heure de cours, pas mal de personnes ont quitté la salle. Je me suis donc retrouvée assez isolée, en face des quelques autres élèves. L’homme en question prend une pause. Il se met debout, face à moi, tournant ainsi le dos au reste de la salle. Je cherche mes crayons, hésite un peu : mine de plomb, crayon 4B, je fais quelques traits en guise de test puis je me lance.

Là, une dame d’un certain âge, lance au modèle – Ooooooooooh Francis* ça fait plaisir de vous voir !!!!
Je la regarde, interloquée, par son enthousiasme, puis je retourne à ma préoccupation : mon dessin. C’est alors que je m’interroge sur les proportions du buste, qu’il me semble voir, un peu plus bas, quelque chose bouger. C’est dans ces moments là, que même face une réalité bien concrête, on refuse de croire. Non. J’ai dû rêver. Je vérifie mes mesures. La chose bouge encore. Puis dans une démarche probatoire, j’observe l’objet du délit qui se tient au garde à vous, alors que peut de temps avant il était au repos. Là j’ai juste envie de dire à la vieille dame – « Tiens regarde le Francis il te fait coucou ».

Sauf que le Francis c’est face à moi qu’il est. Là je le regarde, il me regarde et il sourit avec une lueur dans l’oeil qu’à mon avis on peut traduire par « hey hey matte un peu la performance ». Alors autant vous dire, que l’érection de l’être aimé est toujours flatteuse. Autant l’animation du corps spongieux de cet inconnu ça m’a clairement rebuté. Bien sur certains me diront « hey tu provoques des érections même habillée c’est cool non? »La réponse est NON ! Je n’ai plus remis les pieds dans ce cours pendant un an. Et cette année je me suis aperçue qu’il était encore là. Mais il est plus discipliné, il n’a que des demi-érections maintenant…. Amen !

*Francis est un prénom d’emprunt : je présente mes excuses à tous mes lecteurs nommés Francis :)

Je suis crevée… Je cours partout depuis quelques semaines et la marmotte que je suis commence à rêver des bras de Morphée tout au long de sa journée.

Ce matin, le réveil sonne, j’essaye de bouger un bras, puis l’autre… J’y vais, j’y vais pas ? J’ai une matinée de libre, je pourrais dormir encore… Bon non j’y vais. Une bonne douche avec un gommage délicieux me réveille enfin.

Je vérifie mon matériel… mince, il me manque les ¾ des trucs (je prie pour que Danièle soit équipée). Puis je fouille dans mon appartement comme on part à la chasse au trésor ! Résultat des courses : le papier kraft des fleurs de P. ; une brosse à dents de quand j’étais pas bien grande, une ancienne éponge pour le visage…

Je saute dans mon jean et je m’engouffre dans la rue voisine, cherchant du regard, les migrants portant ce fameux grand carton rempli de feuille sous le bras. L’immense porte en bois, puis les escaliers. Je les enjambe rapidement.
Des gens, des salles… Mais laquelle est la mienne ? Celle-là, non… Bon ça doit être là. Je m’installe.
Mon voisin semble pratiquer depuis un certain temps. Il est déjà entrain de travailler alors que la prof n’est pas encore là. Comment est-ce possible alors que c’est notre première session ? Si, si c’est possible… Il s’était trompé de salle.

Elle arrive. Elle s’est Isabelle Vialle. Une artiste peintre qui est en résidence à l’atelier Ginko (9 rue Jeanne d’Arc, à Troyes), elle doit nous faire découvrir l’acrylique. Pour moi c’est une grande première. Je n’ai quasiment jamais peint. Une trouille bizarre s’est toujours emparée de moi à la vue d’un pinceau.

Cette femme commence à nous parler des supports, du matériel.

Plus je l’écoute et plus cela me confirme ce que j’ai toujours pensée… Une femme qui vit sa passion, est toujours possédée par une beauté touchante et particulière. Premier contact, première surprise : elle nous indique les magasins où se procurer le matériel : des magasins de bricolage. Il nous faut de la colle à papier peint, un rouleau de papier peint, des vieux outils, du sable, de l’acétone…. Et tutti quanti… Je n’étais déjà pas bien réveillée mais là mes connections neuronales peinent comme jamais.

Pour mon plus grand bonheur, nous n’avons pas commencé par du figuratif mais par se familiariser avec les textures et les possibilités offertes par cette matière.  Cette familiarisation se voulait libre et atypique. Il fallait enduire, jeter du sable, peindre, essuyer, gratter, coller, décoller, jeter de l’eau…

Isabelle Vialle a mis de côté les pinceaux au profit d’une technique plus directe : de mains de maître, elle fouille sa peinture et laisse la matière se raconter. Novembre 2010

Après un moment de flottement (on est tellement cadré que le retour à la liberté est toujours un drôle d’effet), je suis lancée dans cette aventure. En acrylique, on fait, on défait, on recommence, on se fou des normes. Tout à coup j’ai perdu mon âge : j’avais celui qui s’étire sur le temps entre ma petite enfance et aujourd’hui.

J’avais 5 ou 6 ans … et les références artistiques qui me revenaient étaient celles de mes cours de dessins de maternelles. Je me souviens de la fierté que j’avais eu quand j’avais entièrement redécoré un pouf en superbe cuir blanc que venaient d’acheter mes parents. J’étais sur que cette liberté et ma participation à leur bonheur (l’acquisition de cette belle pièce) allait les enchanter … alors que … pas vraiment. Puis j’ai 32 ans, et j’exprime mes émotions de femme.

Ce cours de peinture acrylique, non académique, c’est comme le cours de cuisine de Pauline. Il faut le vivre.  Pendant 3 heures ma fatigue s’est envolée. J’étais dans ma matière, et dans rien d’autre. Etpuis surtout, je me familiarisais avec des possibilités sans limites.

Je crois que c’est vraiment la première fois que je vois l’abstrait, et le travail de la matière de cette façon là. Avant je concevais davantage le dessin comme une reproduction, alors qu’Isabelle, nous le fait vivre comme une création.
Prochaine étape, allez la rencontrer dans son Atelier.

Et vous dans quel loisir vous sentez-vous différent ?