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Dean Radin est un chercheur américain, qui comme d’autres personnes trop peu médiatisées à mon goût, a décidé d’étudier de manière scientifique tout ce qui touche à la « parapsychologie ». Pourquoi ne pourrait-on pas utiliser les méthodes scientifiques, qui sont très riches, pour étudier ces phénomènes ? La réponse de Dean Radin, est « c’est possible ». Depuis plusieurs années, il utilise des protocoles et des standards scientifiques, ici seul le sujet d’étude change. Pour cela, il utilise différentes méthodes issues des neurosciences, de la physique et bien d’autres …

Est-il un illuminé ? Pas du tout, il a suivi un cursus universitaire classique. Il est notamment diplômé de la célèbre université de Princeton mais pas que… Personnage passionnant, posé, clair et accessible (je suis toujours sidérée quand il répond à mes mails et/ou à mes commentaires), il est invité par l’INREES, et il donnera une conférence sur le thème : « super pouvoir, ce qu’en dit la science? ».

Nous nous sommes tous posé des questions sur les capacités peu communes que certains d’entre nous ont (de manière régulière ou ponctuelle) : télépathie, précognition, psychokinèse … J’ai hâte d’entendre Dean Radin, nous faire part de ses observations sur ces phénomènes après des années de recherches.  Je salue son courage, et j’ai hâte de le rencontrer !

Si jamais vous arrivez trop tard pour assister à cette conférence, sachez qu’elle serait présente sous forme de vidéo sur le site de l’INREES (en version partielle pour les non-abonnés et en version complète pour les abonnés).

 

Informations :

  • Conférence « Super Pouvoir, ce qu’en dit la science ? » avec Dean Radin.
  • Mardi 1er avril 2014 de 19h50 à 22h30. 
  • Centre Malesherbes

Crédit photo : ©StéphaneAllix

C’est une question que je me suis longtemps posée. En dehors des cabinets de voyants, existent-ils des hommes rationnels qui ont voulu découvrir de manière pratique et concrète jusqu’où l’esprit de l’humain pouvait-il aller ?

La réponse est évidemment oui. Plusieurs ouvrages sérieux traitent de ce sujet. Pas tous en français, je vous l’accorde. C’est pourquoi je voudrais vous parler d’un livre fraîchement traduit de l’américain :

« Ouverture sur l’infini » de Stephan A. Schwartz : un bilan d’études applicatives en matière d’intuition.

J’ai rencontré Stephan A. Schwartz lors d’une série de conférences et d’ateliers, donnés en mars 2011 autour de la thématique du Remote Viewing. Le « remote viewing », littéralement « voir à distance », est un terme anglophone désignant l’étude des capacités de l’humain à obtenir des informations sur un lieu, une situation, une personne, dont il ignore tout. La caractéristique du RV est qu’il propose d’obtenir de l’information intuitive au travers d’un protocole précis. Plusieurs protocoles existent à ce jour.

Fort de plus de 40 ans d’expérience, et avec une éloquence délectable, Stephan A. Schwartz partage dans cet ouvrage les connaissances qu’il a accumulé sur la conscience humaine et les résultats étonnants de ses expériences applicatives.

Qu’est-ce qu’une expérience applicative en matière d’intuition ? Loin de se cantonner à savoir si Jean-Jacques va épouser sa secrétaire, grâce au marc de café d’un repas d’affaire, des gens ont voulu tester sur le terrain et avec des résultats concrets, les capacités de certains intuitifs.

Il a notamment fait de nombreuses recherches en archéologie. Lire ce livre, c’est le suivre dans l’évolution de ses recherches et de ses découvertes. Mais c’est découvrir les acteurs majeurs qui ont ponctué la recherche sur l’intuition ces dernières années (notamment aux USA).

Que nous apprend ce livre sur l’intuition ?

Vous découvrirez dans cet ouvrage :

  • Que les meilleurs résultats ne proviennent pas forcément de voyants professionnels mais bien souvent de novices qui ne s’étaient pas intéressés au sujet.
  • Que si la gestion de projet est sérieuse, vous pouvez avoir de bons résultats dans des domaines forts différents : archéologie, recherche militaire, enquête de police …
  • Que votre culture personnelle va directement influencer vos résultats (les médecins vont par exemple avoir des résultats plus précis sur un état de santé ou un médicament, les ingénieurs sur des systèmes plus complexes, les artistes sur les éléments visuels …).
  • Que des gens mondialement connus (écrivains, scénaristes, photographes… ) se sont prêtés aux expériences (je vous laisse découvrir lesquels).
  • Que les meilleurs outils pour être doué en intuition sont : la méditation, le lâcher-prise, l’entrainement et les conditions dans lesquelles vous pratiquez.
  • « Last but not least » que s’intéresser à l’intuition n’a rien à voir avec le mysticisme ou les croyances mais à l’étude de la conscience humaine.

Ce livre est-il accessible aux néophytes ? J’ai dû mal à le dire car je suis assez passionnée par le sujet. Stephan A. Schwartz est un homme aussi humble que passionnant. Découvrez ses livres mais surtout si vous en avez l’opportunité allez le voir en conférence, je vous promets que vous en ressortirez différent.

Parce que je n’avais pas envie de me cantonner à la simple lecture de ce livre, je suis allée à la rencontre de son traducteur, le Dr Alexis Champion, qui a bien voulu répondre à quelques questions.

 Quelques questions au Dr Alexis Champion qui a traduit en français « ouverture sur l’infini ».

Bonjour Alexis, vous avez traduit le livre de Stephan A Schwartz. Comment l’avez-vous rencontré ? Et pourquoi appréciez-vous particulièrement cet auteur ?

A l’époque, je faisais parti du comité directeur de l’IMI (fondation reconnue d’utilité publique) . Nous avions organisé une conférence autour de Stephan A Schwartz. Je voulais le rencontrer car à mes yeux, c’est la figure majeure du Remote Viewing, particulièrement pour ce qui est des applications. J’ai donc rencontré Stephan lors de cette conférence, et c’est là que le lien s’est tissé. Mais également l’idée de travailler ensemble car nous avons la même philosophie du point de vue des protocoles de Remote Viewing. Nous travaillons donc ensemble depuis presque 7 ans sur divers projets, dont notamment un projet en archéologie. Stephan m’a rapidement proposé de traduire son dernier livre ; de nombreuses contraintes professionnelles avaient retardé ce projet, mais le voici aujourd’hui achevé.

Vous êtes aujourd’hui le fondateur d’IRIS qui propose des formations et du consulting en matière d’intuition. En quoi consiste exactement vos activités ?

Nous avons 3 activités :

  • Événementiel : c’est à dire l’organisation d’évènements autour de l’intuition (dont certains autour du RV qui constitue l’un des protocoles d’utilisation de l’intuition).
  • Formations : relatives au développement et à l’utilisation de l’intuition selon le protocole du RV.
  • Conseil : nous vendons des informations et du conseil à des clients (entreprises, particuliers, artistes, etc.). Le client nous soumet un besoin, une problématique, par exemple en matière de stratégie d’entreprise. Imaginons que ce client souhaite s’implanter à l’étranger et qu’il désire savoir : Où ? Quand ? Comment ? Et avec qui ? Les informations que l’on va fournir sont des éléments de réponse correspondant à ce besoin spécifique. Le processus de gestion de projet est standard, ce qui est moins standard, c’est que les informations, produites et livrées, sont issues d’un processus cognitif intuitif (c’est à dire, non raisonné).

Ça fait quoi de quitter son emploi de salarié pour se lancer dans un projet entrepreneurial autour de l’intuition ?

Rien de particulier. Ma problématique n’a pas été de quitter mon emploi. A mon sens, j’avais fait le tour des métiers dans ma profession : l’informatique (la maîtrise d’œuvre, la maîtrise d’ouvrage et l’assistance à maîtrise d’ouvrage, que ce soit en structure ou en clientèle). J’ai fait de la recherche, des études et du développement (dans le privé comme dans le public). Donc quitter mon emploi a été naturel, car il n’y avait plus de réel challenge pour moi, en terme de découverte. En parallèle depuis 10 ans à l’époque, j’étudiais les phénomènes intuitifs. J’étais devenu directeur de l’IMI, donc me lancer dans un nouveau projet et créer IRIS était la suite logique. C’était l’aboutissement de tout ce que j’avais fait avant. C’est donc un processus qui s’est fait en douceur …

Merci au Dr Alexis Champion pour sa disponibilité et pour avoir répondu à cette demande d’interview.

INFORMATIONS :

  • Livre : « Ouverture sur l’infini » Stephan A. Schwartz. Editions Trajectoire
  • Site de l’auteur (en anglais) : Stephan A Schwartz qui comporte de nombreuses ressources.
  • Conférence que l’auteur a donné à l’INREES en mars 2013  » Notre intuition a-t-elle des limites? »
  • Lien vers le reportage inédit : « projet Alexandrie » dans lequel l’auteur expose un de ses projets applicatifs (en intuition) en matière de recherches archéologiques.
  • Formation et consulting en intuition : IRIS / Autre critique du livre sur le Blog IRIS

Sébastien Lilli de l’INREES m’a demandé de jeter un oeil sur le dernier reportage qu’il venait de réaliser « sentiments d’éternité« . Les questions abordées sont : « Peut-on parler de la mort pour vivre mieux ? Que se passe-t-il vraiment quand la vie s’arrête ? ». J’étais à la fois flattée par ce partage, mais un peu angoissée à l’idée de le visionner.

J’ai toujours eu conscience que la mort était une des dimensions de la vie, qu’il fallait l’accepter avec simplicité. Mais les derniers évènements de ma vie m’ont rendue plus fragile, tout simplement parce que la mort on n’en parle pas. Ca dérange, ça met mal à l’aise. Pourtant souvent, je vous avoue, j’ai besoin d’en parler.

Alors ici, je vais faire tomber ma pudeur pour partager cela avec vous.

On imagine le corps résistant. Parce qu’on l’a toujours vu comme cela. Ma mère ne faisait pas son âge. On lui donnait facilement 10 ans de moins. Mais quelques jours après l’annonce de la maladie, son corps s’est transformé. Elle est devenue si fragile, si maigre. Comme si un nombre incalculable d’années l’avaient rattrapée. Ce fut mon premier choc, voir ma mère qui ne pouvait plus assurer elle-même ses fonctions essentielles. Un claquement de doigt et l’énergie s’en va.

Rentrer dans sa chambre était le moment que j’attendais le plus dans la journée mais il était aussi ma plus grande angoisse. Parfois sans jamais le lui dire, je restais quelques minutes dans le couloir, pour rassembler mes forces. Pour rentrer l’air normale, pleine de joie. Je tenais le cap, je riais, je prévoyais. Puis je sortais et au bout du couloir, je m’effondrais.

Sa mort, ma mère n’en n’a jamais parlé. C’était sa façon de ne pas abdiquer.

Ce jour-là j’aurai dû rester sur Paris, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai voulu rentrer à Troyes. Je suis venue la voir, son état physique était à peine supportable. J’étais terrifiée, je me suis assise à côté d’elle et je l’ai cajolée pour adoucir l’horreur de la situation.

La nuit tombée, j’ai cauchemardé. Je la rêvais immobile dans son lit, un air cadavérique, bouche bée, les traits figés. Je me suis réveillée en criant.

Assise dans mon lit, absourdie par le choc de ce rêve. J’ai tourné machinalement le visage vers mon réveil 4:50 du matin, c’était tôt, trop tôt. J’ai décidé de me lever, je me suis fait un thé. Puis j’ai mis une musique au hasard « I’m walking on sunshine » et me suis laissée bercer par les paroles de cette chanson.

Un demie-heure plus tard, on m’annonçait la mort de ma mère.

En allant chercher les documents administratifs, j’ai découvert l’heure de son décès 4:50.

Comme, l’une des personnes du reportage, j’ai pris ce rêve pour un aurevoir. Et je partage son opinion, une partie de nous meurt avec l’être cher. Une autre partie revit plus intensément, plus librement, avec une belle dose d’envies.

J’ai été touchée par ces témoignages et souvent je les rejoins. Vivre cela, m’a permis d’oser aimer. Le fait que je puisse mourir un jour m’indiffère mais je garde en moi cette notion si vibrante : ne perdons pas de temps !

Je vous conseille ce reportage qui donne la parole à des témoins dont l’histoire n’est pas toujours facile à partager en public. Si ces thématiques vous intéressent, sachez qu’elles sont abordées dans le prochain numéro du magazine n°14 Inexploré.