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Ce week-end, le Jura fête la percée du vin jaune. J'ai eu l'opportunité d'y aller l'an dernier. Le vin jaune est un vin original. On aime ou on n'aime pas. Moi, j’aime ce vin particulier que l’on appelle "le nectar des dieux, l’or extrait de la terre jurassienne". Du coup, j’ai eu envie de découvrir la percée du vin jaune. J'ai pris la route pour en direction de la Franche-Comté. Cette année-là, c’était Poligny qui accueillait les festivités liées à cet évènement.


La percée du vin jaune, qu’est-ce que c’est ?


Une fois par an, des personnes se réunissent le temps d’un week-end autour de l’amour du vin. A l’instar de la route du Champagne, chez nous, les convives se voient remettre un verre puis, arpentent les villages à la rencontre des vignerons jurassiens, pour déguster les productions de la région. La Percée, c’est aussi une fête itinérante, avec plusieurs animations.

Le Jura, ses appellations et son vignoble.


Les AOC du Jura


Je ne connaissais pas les AOC du Jura, je me suis renseignée. Voici ce qu'il faut savoir  : il y a 4 AOC géographiques et 3 AOC produits.

Les AOC géographiques

Arbois  En 1936, Arbois devient la première AOC de France. Avec plus de 800 hectares, c’est la plus grande appellation jurassienne, dont 13 communes peuvent y prétendre. Le Trousseau et le Poulsard y trouvent leurs terres de prédilection.

Côtes-du-Jura  L’ensemble du terroir jurassien peut prétendre à l’appellation Côtes du Jura. Le vignoble établi sur 490 hectares façonne majoritairement des vins blancs floraux ou tradition, du Crémant du Jura ou encore du Vin Jaune et du vin de paille.

Château-Chalon  surplombe la vallée du haut de son éperon rocheux. Les vignes de Savagnin entourent d’une ceinture dorée cette appellation exclusivement vouée au Vin Jaune. Dans cet écrin hors du temps, la pépite jurassienne s’étend sur 45 hectares.

L’Etoile Cette appellation s’étend sur 65 hectares. Ce sont essentiellement des vins à base de Savagnin et de Chardonnay qui y sont produits. Les vins blancs tradition sont les rois sur cette terre. Ce sont des nectars puissants et riches aux arômes de fruits secs.

Les AOC produits

Crémant du Jura La production de vins effervescents dans le Jura remonte au 18èmesiècle, à cette époque les vignerons maîtrisaient déjà la méthode dite traditionnelle. Décrété AOC en 1995, le Crémant du Jura  voit sa côte de popularité augmenter d’année en année.

Macvin du Jura Par un décret de 1991, le Macvin du Jura a rejoint le cercle des AOC jurassiennes. Son succès est grandissant. Il s’agit d’un apéritif vigneron traditionnel connu depuis le 14èmesiècle qui apparient à la famille des mistelles.

Marc du jura C’est la dernière appellation qui a vu le jour dans le Jura, puisque le Marc du Jura est reconnu comme une AOC depuis  2013 seulement.  Le marc vieilli en fût de chêne, développe des arômes de fruits secs qui s’apprécient notamment en fin de repas.


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J'y étais !


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Dégustation dans une cave de l'un des viticulteurs de Poligny


Le vignoble du Jura


Le vignoble jurassien s’étend sur une bande de 80 km de Salins-le-Bains à St Amour. Avec 1 900 hectares de vignes, il possède une gamme complète de produits aux couleurs éclatantes qui rivalisent de personnalité et d’excellence. On y retrouve 200 exploitations professionnelles. C'est le plus petit des vignobles français.

Côté cépages, on trouve du  Chardonnay, Savagnin, Poulsard, Pinot Noir et Trousseau s’épanouissent sur ce vignoble jurassien, aussi appelé Revermont, pour donner des vins aux caractères bien marqués. 


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Les rues du village avant l'arrivée des participants


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J'ai beaucoup aimé l'esprit convivial de la partie folklore de l'évènement


Rencontre avec les viticulteurs de la région & dégustation!



Cet évènement, c'est l'occasion de rencontrer les viticulteurs, de déguster et d'acheter ce qui nous séduit. Voici quelques vins que j'ai aimé pendant mon séjour. 


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Arbois pupillin chardonnay 2015 (Fruitière viticole Pupillin). C'est un vin qu’on laisse vieillir en moyenne 12 mois en ouillant chaque semaine (remplissage des tonneaux à ras bord). Il est à servir plutôt frais, entre 10°et 12°. C’est un vin blanc possédant un nez très agréable parfois floral (acacia, tilleul) ou parfois fruité (pamplemousse, poire, abricot). Une jolie expression du cépage dans ce vin qui s'alliera avec plaisir sur des crustacés.


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Philippe Vandelle - L'étoile vieilles vignes 2014. Cultivé en agriculture raisonnée. Le vin est un assemblage de Chardonnay et de savagnin, bien frais et légèrement "typé' Jurassien (oxydatif). Une belle bouteille pour découvrir les blancs du jura.


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Respectueux de la Nature, le Domaine Jean-Louis TISSOT, propose des vins du Jura issus des différents cépages.  Ils ont un grand choix de vins d'Arbois de qualité : Poulsard, Trousseau, Chardonnay, Savagnin, Vin Jaune, Vin de Paille...  


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André Bonnot - Côtes du Jura Savagnin - 2014 que nous avons pu déguster à la suite de la visite de la fruitière de Plasne.


Découvrir les secrets de fabrications du comté, du morbier et de la raclette.


Ce voyage était aussi l'occasion de découvrir une coopérative fromagère, la Fruitière les Délices du Plateau située à Plasne, près de Poligny, avec une jolie vue sur le Mont-Blanc. C'est le premier plateau du massif du Jura à 600 mètres d'altitude au cœur de la zone de production des AOP Comté et Morbier. La visite de la fromagerie et de la fabrication du fromage est ouverte sur réservation.

La fruitière réunit 35 exploitants agricoles autour de la fromagerie. Leurs 22 fermes produisent 7.2 millions de litres de lait annuels, sur une surface fourragère de 2300 ha ; 7 d'entre-elles sont en agriculture biologique. Nous avons pu avoir une explication sur l'histoire de ces coopératives. C'était assez passionnant, leur histoire est centrée sur la solidarité et l'esprit collectif. Si vous passez dans le coin, je vous encourage à leur demander de vous en parler.

Nous avons pu suivre les différents procédés de fabrication et l'affinage des comté, du morbier, de la tomme sans oublier la raclette. Les caves d'affinage sont assez impressionnantes (voir les photos). Vous trouverez sur place une boutique, dans laquelle vous pouvez acheter différents produits locaux. Pour ma part, j'ai craqué sur différents fromages et de la charcuterie.

Comment le fromage est né ?  Autrefois, fabriquer du fromage était un moyen de conserver le lait pour s'alimenter en période de faible ou d'absence de production de lait, par exemple pendant l'hiver en montagne. Pour assurer cette conservation, les anciens ont, avec leur expérience, cumulé plusieurs méthodes empiriques de conservation :

  • La diminution de la proportion d'eau, pour le fromage : c'est l'égouttage.
  • L'augmentation de l'acidité : c'est l'acidification.
  • Le blocage de l'eau par le sel : c'est le salage.

Le fromage fabriqué et préaffiné va alors passer en cave d'affinage. Pendant cette période d'affinage, de nombreux phénomènes biochimiques vont se produire et transformer les constituants de la meule pour lui donner sa pâte et son goût caractéristique. Les procédés de fabrication du Comté et du Morbier sont définis dans le cahier des charges de chacune de ces AOP. 


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Total look "fromagères" avec Mythily du blog "une geekette en cuisine"


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Une des caves d'affinage


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Fromages qui laissent le temps leur donner un délicieux goût fruité ...

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La preuve que je suis heureuse quand il y a du fromage !

Il y a des déplacements improvisés, celui de samedi dernier en était un. Mon amie Lucile Jaillant est actrice et modèle. Et on avait besoin d'elle pour un shooting pro en Hollande, elle a décidé de faire le trajet en voiture dans la journée. Ni une, ni deux, je lui ai proposé de l'accompagner pour ne pas qu'elle soit seule pour ce trajet. Je pense que c'est toujours cool quand tu fais 1000 kms en un jour, d'avoir quelqu'un avec toi pour te relayer pour conduire. Oh wait, je n'ai pas le permis. J'ai donc rapidement opté pour l'option : je vais chanter (faux) pour éviter tout risque d'endormissement. Nous voilà donc à 5h du matin, presque fraîche, en route pour Eindhoven.

Après avoir vu un lever de soleil magnifique, avoir avalé des kilomètres, nous voilà donc sur le lieu du shooting. Un véritable shooting pro, c'était une première pour moi. L'équipe était aussi sympathique qu'adorable. On les a beaucoup surpris en parlant anglais spontanément. Lucile a un accent extra. Le mien est correct. On a clairement vu que la réputation des français en matière de langue étrangère était compliquée. Mais on a redoré notre médaille, les gars ! We did it !

Sur le chemin du retour,  on a décidé de faire un crochet rapide par Bruxelles. C'est là, que mon iPhone a décidé de complètement planter, m'interdisant ainsi d'appeler des amis sur place et de prendre des photos. C'est donc Lucile avec son téléphone Google Pixel 3 qui a rempli cette mission avec brio. Ca m'a permis de découvrir la qualité des photos de ce téléphone. Franchement, ça fait envie. Par contre, côté prix on reste dans la même gamme que les iPhones (outch), mais a priori, ils viennet de baisser leur prix de moitié pour les US. A suivre, pour voir si ça va concerner la France aussi ! Du coup, comme notre passage était court, mais intense, voici quelques photos à la volée !  Si vous avez des bonnes adresses sur Bruxelles, je suis preneuse car je pense revenir une autre fois (avec plus de temps cette fois-ci).



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On a d'abord fait un saut par Eidhoven en Hollande. Lucile a fait un shooting dans lequel elle devait incarner un médecin. Je l'ai trouvé très crédible. Elle m'opère la semaine prochaine.


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Dès notre arrivée à Bruxelles, on a trouvé la ville assez verdoyante. Avec ce temps ensoleillé (qu'on avait commandé une semaine à l'avance), c'était super agréable. On a donc décidé de faire une photo souvenir de nous deux. Mais des gens sont passés derrière nous, en restant dans le champ. J'ai pensé à les supprimer de la photo pour avoir une plus belle image, mais je me suis souvenue que je ne savais pas utiliser les logiciels de retouche photo. Du coup, je les a laissé.



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On a commencé par visiter l'église Notre-Dame de Laeken. Bon, c'est pas évident, mais je suis sur la première photo. C'est là, que je me suis rendue compte assez cruellement d'ailleurs que quand tu es petite, tu as plutôt intérêt à prendre les photos de près. Bref, on voit l'architecture néo-gothique, c'est le principal. Bon, je ne veux pas vous spoiler mais cet édifice est plus joli de l'extérieur que de l'intérieur. C'est pas très bien entretenu, la peinture s'écaille de ouf. On dirait quelqu'un avec un gros gros soucis de pellicules. 



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On a bien évidemment, craqué sur les Galeries Royales Saint Hubert. On a suivi les pas de Karl Marx qui l'empruntait pour aller en direction de la Grand-Place. Marx a vécu 3 années de sa vie en Belgique, certainement attiré par la bière ou à cause de ses opinions révolutionnaires, je ne sais plus bien. Pour votre culture personnelle, la galerie saint hubert, ça s'écrit "Koninklijke Sint-Hubertusgalerijen" en néerlandais. Ces gens doivent se mettre de ces raclées au scrabble ! Soyons clair, la Grand Place, c'est le truc le plus impressionnant de Bruxelles. Cette place est bordée par les maisons des corporations du 17ème siècle, avec un travail architectural impressionnant, c'est complètement bluffant. 



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C'est allé beaucoup trop vite, on était super crevée, mais c'était bien chouette !


J’ai envie de vous faire visiter la ville où je vis depuis plusieurs années. Je suis une Parisienne pur jus, mais ma mère champenoise de souche, m’a ramené ici, il y a quelques années. A deux pas de chez moi, se trouve la ruelle des chats. C’est une rue médiévale typique du centre historique de Troyes : très étroite, pavée avec une rigole en son centre pour l’écoulement des eaux, bordée de maisons champenoises.


Découvrir la ruelle des chats : une rue médiévale typique dans le coeur historique de Troyes


Les maisons de cette rue ont pris un coup dans l’aile après l’incendie de 1524 (« le grand feu ») qui a ravagé une partie de la ville. Autant vous dire que les maisons en torchis et en pan de bois, ça brûle très bien. Toutes les maisons de cette rue ayant brûlées, on sait que celles que vous allez découvrir ont été reconstruites à partir de 1524. Comme vous pouvez le voir les maisons ont une surface moins grande au rez-de-chaussée qu’aux étages. Une des causes réside dans l’amour inconditionnel des Français d’échapper à la fiscalité. C’est donc une très vieille tradition puisque les maisons de la ville sont bâties sur une volonté d’échapper à la taxe d'habitation qui était calculée sur la surface au sol du rez-de-chaussée.

Les avancées en porte-à-faux aux étages des maisons que l'on peut trouver notamment chez nous comme en Alsace, s'appellent des encorbellements. C'est fou, comme une mesure fiscale peut impacter l'architecture d'un pays. Il y a bien évidemment, aussi des raisons d'ingénierie dans ce type de construction. "L'assemblage des éléments de bois (poutres-poteaux) est plus facile à réaliser et est plus rigide car le poteau inférieur est décalé par rapport au poteau supérieur. De plus, le porte-à-faux, du fait qu' il appuie en bout de poutre, crée une contre-flèche (bombage de la poutre vers le haut) de celle-ci et contre balance la flèche due au poids du plancher. La poutre est donc renforcée".


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Je me tiens à l’entrée de la rue à peu près au niveau des anciennes grilles qui la fermaient.


L'architecture médiévale plait aux chats !


Du coup, les toits des maisons se touchent presque, ce qui est super pratique pour papoter avec son voisin, on en convient. Mais pour éviter les effondrement parfois les maisons sont maintenues par des étais. Ce qui est le cas dans cette rue. Les chats y voyant une aubaine, trottinaient sur les poutres, pouvant ainsi se balader de maison en maison. On raconte que c'est cela qui a donné ce nom,  à la rue.

Une autre légende sévit sur cette rue (mais je ne sais pas si elle est avérée). La ville a été comme beaucoup d'autres villes françaises touchée par la peste. L’introduction des chats, aurait permis de tuer les rats et donc de sauver la ville de cette maladie. Le nom de la ruelle, serait un remerciement pour les chats.


Le nom de la rue (rue des chats) est apparu beaucoup plus tard, puisqu’il date de 1783. Cette ruelle pittoresque a failli disparaître dans les années 60, mais André Malraux s'en alarma et la sauva. Le 4 août 1962, elle devient officiellement la ruelle des chats. Comme vous pouvez le voir sur les photos, la configuration de la ruelle lui donne une ambiance assez sombre, ce qui lui donne tout son charme. Elle est parfaite pour un film d’époque ou un baiser à la dérobée. Au moment où, j’écris ces lignes, je réalise, que je n’ai point donné de baiser dans cette rue. Il faut impérativement que j’y remédie ! D’ailleurs en 1789, le lieutenant de police a pris un arrêté pour réglementer les allées et venues de la ruelle car elle donnait notamment lieu à des actes de libertinage. 

La rue a été rénovée récemment. Si vous passez à Troyes, n'oubliez pas d'aller visiter cette ruelle dont le charme ne vous laissera pas indifférent. Vous pouvez découvrir mes autres articles sur Troyes ici 

J'ai passé mes vacances de Noël à Marseille, voici les bonnes adresses où j'ai aimé manger. Au menu de la cuisine de comptoir dans un ancien bar coquin, du poisson, du couscous pas cher du tout, et une épicerie aux saveurs envoûtantes !

Manger de la "cuisine de comptoir" au Sweet's Lady

Alors que nous nous dirigions vers une autre destination au hasard des rues, en traversant le quartier de l'Opéra, Cherazad a voulu me montrer cet endroit atypique nommé "Sweet's Lady". C'est un bar-restaurant tout en longueur avec des murs bleu foncé qui vous plonge tout de suite dans une atmosphère particulière. A l'origine nous sommes rentrées juste pour connaître les horaires. Mais, j'ai vu passer des plats et le serveur était particulièrement drôle et relax. Du coup, on a eu très envie de goûter à cette cuisine qui nous promettait tant de choses.

La décoration oscille entre un bar à volupté (ce lieu est un ancien bar d'hôtesses au coeur de l'ancien quartier "chaud" de la ville) et un bistrot remis au goût du goût pour accueillir une cuisine fraîche et originale. J'ai craqué pour la déco rétro avec une tendance année 70 (banquettes en velours, anciennes couvertures du magazine Lui encadrées, sans oublier le majestueux pan empaillé qui trône à l'entrée du restaurant). Mention spéciale pour les assiettes de brocante dans lesquelles nous ont été servis des plats qui ont ravi nos papilles. 

La carte de taille raisonnable indique de suite que l'on va trouver des produits frais du marché. Pour ma part, j'ai opté pour une assiette kefta à la sauce à la menthe, et des pommes de terre au romarin absolument délicieuses. Mes convives ont cédé à la tentation du croque-monsieur au jambon et à la truffe, ainsi qu'aux tartines avocat mimosa & saumon fumé. J'ai accompagné mon plat d'un vin au verre (un vin rouge du sud dont j'ai oublié le nom mais qui était tout à fait à mon goût, il n'aura pas fallu me laisser seule avec la bouteille). Nous avons joyeusement clôturé ce repas sur un pain perdu au caramel au beurre salé.


La carte du jour quand j'y suis allée

Tartines avocat mimosa & saumon fumé

Les délicieuses keftas et leur sauce à la menthe !

Le croque monsieur jambon et truffe

Autant vous dire que ces pommes de terre étaient succulentes  !

Le pain perdu au caramel de beurre salé

  • Sweet’s Lady
  • Adresse :  29 Rue Glandeves 13001 Marseille
  • Lieu : quartier de l’Opéra ; Métro Vieux-Port
  • Horaire : Lundi au Vendredi : 12h00-14h30 et Mercredi, Jeudi, Vendredi : 19h00-01h00
  • Téléphone : 04 91 61 45 95
  • Style de cuisine : Cuisine de comptoir ; Cocktail bar 
  • Prix : Entrées  4 /11€ ; Tartines, Croque-Monsieur 11/13€ ; Plats : 12/15 € ; Desserts : 6€

Manger du poisson à Marseille

Impossible de passer à côté de cette institution du poisson à Marseille qui existe depuis 1956. Elle ne paye pas de mine de l'extérieur, poussez les portes de ce chouette établissement vos papilles vont vous dire merci !

Toinou propose soit un service d'écailler avec ses arrivages journaliers (à l'extérieur), soit un restaurant (à mi-chemin entre le restaurant et le self, j'ai bien aimé le côté "à la bonne franquette tout en ayant un service de qualité). Les prix sont corrects et la qualité est au rendez-vous. Le personnel est très sympathique ce qui renforce le côté plaisant de l'expérience. Et la mayonnaise est maison. Seul bémol, les frites ne sont pas des frites maisons (mais copieuses). Mais comme, on se régale, on leur pardonne ! 

Il y a pas mal de formules proposées.Comme, il y a des formules différentes, ça permet à des groupes d'amis avec des budgets différents de passer un bon moment. J'ai bien aimé la formule avec 6 huîtres et un verre de vin à 9 euros (je me dis que c'est parfait pour un apéro entre amis). Ce midi, là, je l'ai prise en guise d'entrée. Les amateurs de fish & chips seront ravis d'en trouver (réalisés avec le poisson du jour). Pour ma part, j'ai craqué pour un assortiment d'huîtres et une grosse langoustine grillée. Exemples de produits proposés par cette maison : "crustacés, coquillages, huîtres d’exception, langoustines, langoustes, crevettes, bulots, tourteaux - pochés le matin par nos soins - et aussi de poissons grillés, de tapas de la mer et de nos fritures du jour". Ils proposent aussi quelques recettes sur leur site. J'aurai voulu vous faire plus de photos mais comme j'étais en mode gourmande, j'ai dévoré mes plats et après, je me suis dit et m... les photos :D


  • Toinou
  • 3, cours Saint-Louis 13001 Marseille
  • Tél. 04 91 33 14 94
  • Horaires : ouvert 7jours/7 de 11h30 à 22h00
  • Possibilité de commander en ligne sur leur site 

Manger pas cher à Marseille

Le coût de la vie relativement peu élevé, pour une ville de cette taille, est une des choses qui m'a vraiment marqué à Marseille. Comme notamment la possibilité de manger pas cher. Alors comme dans toutes les grandes villes de France, il y a maintenant des applications anti-gaspi qui vous permettent de manger pas cher, mais il y a aussi des petites adresses vraiment très abordables.


On trouve par exemple de bonnes adresses de coucous, comme cette adresse "tunisienne" qui propose de bons couscous entre 6 € et 7,50 € dans une ambiance vraiment sympathique. Pour vous donner un exemple concret, nous étions deux et nous avons pris " 2 Thé à la menthe ; 1 Couscous kefta merguez ; 1 Coucous légumes et 1 pâtisserie" on en a eu pour 18,50 € soit moins de 10 € par personne pour un repas copieux. Nous avons pris la version à emporter. Ils proposent aussi des soupes chorba à 4€, des brick à 4€, des omelettes aux fines herbes à 3,50€. Autant vous dire que si demain, je venais à vivre à Marseille, je ne mangerai pas souvent chez moi !

La Goulette. 1, rue du Pavillon. Tél. 04 91 33 39 90 Restaurant salon de thé. Ouvert 7j/7 de 9h à 22h sur place ou à emporter.

Une bonne épicerie à Marseille : l'épicerie l'idéal

J'y suis passée en vitesse sans avoir le temps d'y manger, mais tout semblait délicieux. Cette épicerie, cave, restaurant toute en longueur m'a fait salivé comme jamais. Je la note pour mon prochain séjour. Elle est répertoriée par le fooding, je ne suis pas étonée.

  • Epicerie l'idéal
  • 11 Rue d'Aubagne, 13001 Marseille
  • Ouvert 7/7. Du lundi au samedi de 9H30 à 19H. Le dimanche de 10H à 18H
  • Prix (restauration) : de 15 à 35 €
  • Voir les photos des clients sur Instagram 

Manger à Marseille, mon avis :

Je suis restée seulement quelques jours à Marseille. Je vous ai livré des adresses différentes mais bien sûr, il m'est impossible sur aussi peu de temps d'avoir une vue extensive des possibilités gustatives de la ville.

Je suis très agréablement surprise par mon séjour. J'y ai bien mangé, pour des tarifs tout à fait corrects. Le petit plus, en général, les commerçants sont vraiment agréables à Marseille. Ce qui j'avoue nous change pas mal de Paris (et c'est une parisienne d'origine qui le dit ;) Bref, cette ville est Célino-validée !

Je vous encourage à me donner, en commentaire, vos petites adresses pour mon prochain séjour dans cette ville :)

Je suis allée fêter Noël à Marseille, invitée par la belle Chérazad. Je me suis dit que c'était une très belle occasion de découvrir cette ville aux milles préjugés. J'y suis allée et contre toute attente, j'ai beaucoup aimé. Laissez-moi vous guider vers quelques-unes de mes visites. Mais pour commencer, j'avais envie de vous laisser découvrir cette très belle vidéo.

On a tous une vision binaire de Marseille. Soit celle d’une ville ultraviolente, soit celle de la carte postale avec son port et ses calanques. La plupart des Marseillais évoluent entre ces deux mondes, et c’est ce que Maison Lucha, agence de création visuelle marseillaise, nous propose de découvrir au travers d’une vidéo inédite sur la ville. www.maisonlucha.com


Mucem : Musée des Civilisations - Europe et Méditerranée‎

"Le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) est un musée national situé ouvert depuis 2013. Se définissant comme un « musée de société » il est consacré à la conservation, l'étude, la présentation et la médiation d'un patrimoine anthropologique relatif à l'aire européenne et méditerranéenne, à partir de collections d'origine internationale et de recherches tournées vers une approche transdisciplinaire, concernant les sociétés dans leur totalité et dans l'épaisseur du temps. Au-delà des collections, le MuCEM a pour vocation de fonctionner comme un forum, un lieu de débats, où les présentations de référence et les expositions temporaires s'articulent autour de grandes questions de société" source Wikipédia

Exposition : "Nous sommes Foot"

Nous n'avions pas trop le choix côté expo, car je suis venue pendant les fêtes et que j’adore les visites guidées. La seule disponible en fonction de notre emploi du temps, c’était l’exposition « Nous sommes foot ». Je ne suis pas fan de foot mais je suis ouverte sur le sujet. Du coup, j’ai dit banco !

"Et si nous oublions tous nos a priori sur le football ? Et si, nous revenions aux sources d’un sport qui, abîmé par le « foot business », reste avant tout une pratique et une passion populaires, capable de réunir une bande d’amis, d’unir un quartier, de rassembler une ville entière, de fédérer toute une nation, au-delà des fractures sociales et politiques qui, chaque jour, s’acharnent à la désunir. Et si nous osions accoler au mot « football » les adjectifs « social », « culturel » et « politique » ? Grâce à plus de 400 oeuvres, objets, photos, installations et vidéos issus des collections du Mucem, de musées, de fédérations de football ou de collections privées (Musée National du Sport à Nice, Fédération Française de Football, Fédération Sportive et Gymnique du Travail, Fondation Pinault, Musée du FC Barcelona, Musée Olympique, Fifa Museum, etc.) et d’enquêtes collectes, le Mucem souhaite rendre hommage au football et à la culture populaire qui l’accompagne, en Méditerranée comme à Marseille, promue en 2017 au titre de capitale européenne du sport"


En entrant, on arrive aussi directement sur les unes de  Charlie Hebdo ce qui marque que la critique du monde du foot a sa place dans l'expo. Le journal a consacré 92 unes au foot. Biensur, on y parles des origines du foot, le pallio italien.La première partie de l'exposition est un peu bruyante. C'est volontaire, on y trouve un ensemble d'effets sonores visant à créer une atmosphère d’immersion. On y comprend que le foot est à cheval entre le loisir collectif et la religion (j'ai vu des kippas à l'effigie de certains clubs). Puis l'on découvre vite des figures célèbres du foot, comme Albert Camus (qui était gardien) ou encore Marcel Serdan (que l'on connait plus pour sa carrière dans la boxe).

J'ai pu découvrir les coupes de foot et souvent leurs copies (j'ai appris qu'il y avait eu des vols de coupe de foot). Un chien anglais est célèbre pour avoir retrouvé une des coupes volées. Bien sûr, il y a un volet consacré à Marseille et le foot dont celui sur le projet rénovation du stade marseillais. J'ai appris que l’avis des supporteurs avait pesé dans les prises de décisions. Le volet sur les clubs de supporteurs est impressionnant, en passant des petits clubs, aux ultras puis bien à part au mouvement inquiétant des hooligans.

Le foot, se décline dans le monde entier. Entre les clubs qui perdurent pendant la guerre de Sarajevo, à l'équipe de foot de sans-papiers (équipe alma africa dont le maillot avec article 14 de déclaration universelle des droits de l’homme), à l'équipe de foot féminine de Palestine dans un contexte où la femme et le sport ne sont pas toujours bien perçu. On y trouve aussi le maillot de Muntari, Sulley Muntari, le milieu de terrain de Pescara qui avait quitté le terrain après des insultes racistes lors d'un match à Cagliari.

La partie sur le foot pendant la Seconde Guerre mondiale m'a aussi particulièrement touché, avec des histoires incroyables comme celle d'Emanuel Mink et de Saturnino Navazo. Il y aurait encore mille choses à vous dire sur l'expo. Mais le mieux c'est vraiment d'aller la voir :)


Mon avis sur l'exposition "Nous sommes foot"

C'est une expo pour tout le monde même ceux qui n’aiment pas le foot. Personnellement, si je ne suis pas fan de foot à la base, j'ai vraiment beaucoup aimé cette exposition que je vous recommande vivement ! J'ai pris une visite guidée (je suis une grande fan des visites guidées). Notre guide José a vraiment rendue l'exposition aussi vivante qu'intéressante.

C'est une expo réaliste et complète sur le monde du foot Football : les bons côtés (les valeurs, la solidarité, la passion) comme les plus sombres (la corruption, les mouvements extrémistes). Seul bémol, on peut dire que le foot féminin a été un peu négligé sans toutefois avoir été oublié.  Notre guide José, a souligné que c'était la première fois qu’une exposition sur le foot était faite de cette manière-là et je suis assez d'accord avec lui.



  • Exposition « Nous sommes Foot »
  • Du 11 octobre 2017 au 4 février 2018
  • Livre "Nous sommes Foot" Coédition Mucem / Desports – Éditions du sous-sol. Sous la direction de Gilles Perez et Florent Molle, avec Kaouther Adimi, Hubert Artus, Claude Boli, Philippe Broussard, Christophe Calais, Bernard Chambaz, Paul Dietschy, Vincent Duluc, Marion Fontaine, Naiara Galarraga, Eduardo Galeano, Christophe Guilluy, Benoit Heimermann, Yasmina Khadra, Nicolas Kssis-Martov, Ludovic Lestrelin, Ken Loach, Sébastien Louis, sous-commandant Marcos, Gabriel Garcia Marquez, Jean‑Claude Michéa, Manuel Vazquez Montalban, Michel Naït-Challal et François Thomazeau.


Rien que le bâtiment en lui-même, sa disposition et la vue justifie le fait d'aller découvrir ce lieu


Notre dame de la Garde

Je n'avais jamais visité cette basilique et je dois dire que ça vaut vraiment le détour. La vue est incroyable et il y a une ambiance mystique peu commune renforcée par le mistral qui tournoie autour du bâtiment, laissant entendre un chant particulier.

"Notre-Dame-de-la-Garde (en provençal, Nostro-Damo de la Gardo), souvent surnommée « la Bonne Mère » (la Boueno Maire en provençal), est une des basiliques mineures de l'Église catholique romaine. Elle est située à Marseille, à cheval sur les quartiers du Roucas Blanc et de Vauban, sur un piton calcaire de 149 mètres d'altitude surélevé de 13 mètres grâce aux murs et soubassements d'un ancien fort. La colline Notre-Dame-de-la-Garde constitue un site classé depuis 19171. Construite par l'architecte protestant Henri Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en 1214 et reconstruite au xve siècle. Bâtie sur les bases d'un fort du xvie siècle construit par François Ier en 1536 pour résister au siège de Charles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans le roc et de style roman, et au-dessus une église haute de style romano-byzantin décorée de mosaïques. Au sommet d'un clocher carré de 41 mètres de haut surmonté lui-même d'une sorte de tour de 12,5 mètres qui lui sert de piédestal, se dresse une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l'Enfant réalisée en cuivre doré à la feuille. Véritable palladium de la ville de Marseille, Notre-Dame de la Garde est depuis le Moyen Âge considérée comme la gardienne des marins et des pêcheurs". Source Wikipédia

Les plus courageux iront la visiter à pied (je vous préviens, ça monte) les autres prendront le bus.


Cette visite était aussi l'occasion de retrouver mon amie, l'effeuilleuse burlesque Cherry Lyly Darling

Quartier, le cours julien : street art, créateurs et petits cafés.

Situé au coeur du centre-ville de Marseille, c'était l'ancien quartier des maraîchers dans les années 70. Depuis, les créatifs, les artistes et les musiciens y ont élu domicile. J'ai arpenté ses petites rues et ses zones piétonnes de nuit car je n'ai pas eu le temps de le faire de jour, mais même de nuit, ça valait le détour. J'ai aimé les petites boutiques, les cafés, les restaurants du monde, le street art, et son ambiance particulière.


Cette image ne veut pas se mettre à l'endroit, je ne sais pas pourquoi. Penchez la tête sur le côté, vous verrez, elle est bien ;)

Bien sûr, il y a mille autres choses à voir à Marseille : les calanques, faire des randos ... Mais je n'ai pas eu le temps de tout faire, ni de tout écrire :)

Et vous quels sont les endroits que vous aimé visiter à Marseille ?