Soyons honnête, autant j’adore faire du vélo, autant je ne suis pas branchée course cycliste. Du coup, quand l’équipe Cochonou m’a proposé de participer à une étape du Tour de France à leurs côtés, c’était l’aventure ! Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Je suis donc venue rejoindre l’équipe la fleur au fusil. J’avais quand même prévu de mettre une robe rouge pour rester dans le dresscode cochonou. Désolée, je n’avais pas de robe vichy rouge, mais j’ai pensé que celle-ci ferait très bien l’affaire. Mais quand Thibault m’a vu, il m’a dit « ah mince, tu es en robe ». J’ai compris qu’il y avait un malaise. En tant qu’invité, j’avais la chance de faire l’étape dans la 2CV limousine de l’équipe (la 2CV allongée) et j’allais pouvoir enfin avoir mon moment de gloire en faisant un salut papal debout dans la voiture. Mais pour cela, il fallait que je mette un harnais, pas facile quand on est en robe. J’ai vite compris que le mot d’ordre était la convivialité. Au diable l’élégance, on était surtout là pour passer une super journée !



L’organisation du Tour de France, c’est super impressionnant. Tout est pensé et efficace. On est tout de suite dans le bain. J’ai d’abord rejoint les caravanes publicitaires du Tour. Là, c’est la stupéfaction dans mon esprit novice. Les caravanes, ce sont : 170 véhicules festifs, 600 personnes et 18 millions de goodies distribués. C’est un peu comme un carnaval ambulant. C’est vraiment très impressionnant (je vous mets un lien vers l’infographie réalisée par le Tour de France sur le sujet).

Avant de partir, ça ne rigole pas. Les chauffeurs de toutes les caravanes se soumettent à un contrôle d’Alcootest. Ici, c’est tolérance 0 (et non 0,5 comme sur la route). J’ai le temps de chiper des madeleines chez Saint-Michel et hop, on est parti pour plus de 200 kms en 2CV. Le timing est serré. Nous partons 2 heures avant les cyclistes mais ils gagnent vite du terrain. Tout est chronométré, tout est cadré, rien n’est laissé au hasard. On a un rang, un rythme et on doit le tenir. Cette organisation m’a vraiment impressionnée.

C’est parti, pour une vadrouille de sur les routes de France (entre Troyes et Nuit Saint-Georges) avec distribution de saucisson et du fameux bob à carreaux rouge et blanc. En piste, l’artiste !

 

Dans cette vidéo, vous pouvez m’apercevoir partagée entre mon salut à la foule et la volonté de retenir mon bob cochonou qui tentait de se faire la malle !

Nous avons sillonné les routes de France. Et j’ai découvert un public adorable enthousiaste. J’ai même vu des infirmières et leurs patients sur le bord de la route pour nous saluer au passage ! 



J’ai passé une super journée avec une équipe de passionnés de leur métier et du Tour de France. C’était incroyable. J’ai fini sur les rotules complètement crevée. Il y avait un soleil de plomb. Quand j’ai réalisé que des types faisaient notre trajet en vélo, je me suis dit : « c’est sur-humain, ce truc ». Je me suis imaginée qu’un jour on nous apprenne « bon, en fait, les cyclistes du Tour de France, ça n’a jamais été des humains, ce sont des reptiliens ». Ah ok, c’était ça. J’comprends mieux. Je me disais aussi !

Sur la route, les gens sont adorables. Ils sont là, tout le temps, partout. Ils vous sourient, vous saluent et parfois vous offrent des cadeaux. Alors bien sur, on croise parfois (mais vraiment rarement) des gens un peu à cran. Comme ce passionné de saucisson qui m’a crié « Donne-moi du saucisson, putain de merde ! »  Je n’ai pas cédé. Pas de politesse, pas de saucisson, tel est ma sanction. Mais aussi la personne rebelle qui au milieu de ceux qui crient « du saucisson !!! »,  lance un : « J’veux de la rosette ! » chacun ses combats, mais je salue le geste. On rencontre aussi, les passionnés de 2CV qui sont super contents de voir la caravane « ohhhh, c’est la deudeuche allongée ! ».

La solidarité ne s’arrête pas à la fin de l’étape. Pour ma part, il fallait faire le retour Nuit Saint-Georges Troyes. Avant de partir, j’ai tenté de monnayer un verre de bourgogne (comment peut-on passer dans cette région sans se délecter du vin local ?). Mais, ce n’était pas possible. Le timing était super serré, on était tous assez crevé et la navette de retour m’attendait. Je suis repartie avec mes saucissons en trottinant vers mon bus. Et là, dans cette navette, j’ai rencontré 4 hommes passionnés de vélo avec qui j’ai dîné sur Troyes, autour d’un petit verre de Gevrey-Chambertin, pour quitter cet étape sur une note tout aussi festive.

Bref, le Tour de France, c’est une aventure que je vous souhaite de vivre !




Côté cheveux, c’était l’enfer avec le vent. Et impossible de faire tenir mon bob sur ma tête manifestement trop petite pour celui que j’avais à ma disposition. Je me suis dit, je vais finir à Nuit Saint-Georges avec des dreadlocks ! Mais je ne regrette rien, c’était fun !

Cochonou est une marque française de saucisson. La plupart des produits Cochonou sont originaires du village de St Symphorien sur Coise, dans les Monts du Lyonnais. C’est Victor Alves qui crée la marque en 1971. Cochonou participe à la caravane publicitaire du Tour de France depuis 1997 et devient fournisseur officiel en 1999. La marque est représentée par ses incontournables 2CV décorées de motif vichy blanc et rouge.