Le dimanche matin, certains vont à la messe, pardonnez-moi, je préfère le cinéma.

J’ai présenté mon visage au teint un peu blême, mes yeux encore plein de rêves à Paolo Sorrentino. Il m’a proposé de l’accompagner pour près de deux heures, dans les méandres de la politique italienne. Un peu surprise, mais pleine d’envie, je me suis glissée, entre les deux battants pour me plonger dans l’intimité de la salle de cinéma.

Si l’affaire n’est pas mince (une pré-connaissance de la politique italienne est je pense indispensable pour pleinement vivre ce film) : l’Italie, ses jeux de pouvoirs, ses extrémistes (politiques et/ou véreux)… Ce film m’a redonné le goût du cinéma. Ici, un constat, cette pellicule ne porte pas seulement un jeu d’acteurs, une histoire bien construite. Elle est autre chose : une image qu’on dévore dans ses moindres détails. Tout nous sollicite : le décalage de la bande son, le montage, les sensations, une mise en scène et un cadrage à vous couper le souffle. Si j’étais née actrice, assurément, j’aurai voulu être de ce film, pour pouvoir dire, j’ai participé à cette qualité là !

Seul problème de ce film : il vous laisse avec une musique entêtante : Enjoy :)


PLUS DE REFERENCES :

– La bande son est en écoute sur Deezer

Interview made in Télérama de Toni Servillo. Extrait : « Pendant des années, l’Italie berlusconienne a retenu le pire d’une production culturelle plutôt médiocre, pour ne pas dire stupide. Peut-être que vous, Français, êtes en train de vivre le même genre d’expérience… En tous cas, je salue le courage des cinéastes italiens d’aujourd’hui, qui regardent la réalité de leur pays en face et se confrontent à son histoire. Je suis très fier de voir que le cinéma italien retient l’attention du festival de Cannes. Figurer au générique de ces deux films est une grande fierté. Et aussi une responsabilité. »