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Le web n’est surtout pas un espace absent de règles. Ici comme ailleurs, le droit fait la loi, et c’est tant mieux, parfois aussi un peu “tant pire”.

Quelle est cette humeur du matin ? La Célinette se serait-elle levée du mauvais pied ? Que nenni mes amis. J’ai juste lu les nouvelles conditions d’utilisation de Facebook. Il faut dire que ce site depuis son rachat, ne mégote pas avec les droits des utilisateurs, ils veulent tout :“You hereby grant Facebook an irrevocable, perpetual, non-exclusive, transferable, fully paid, worldwide license (with the right to sublicense) to (a) use, copy, publish, stream, store, retain, publicly perform or display, transmit, scan, reformat, modify, edit, frame, translate, excerpt, adapt, create derivative works and distribute (through multiple tiers), any User Content you (i) Post on or in connection with the Facebook Service …”

Ce qu’on pourrait traduire par :“vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site ».

Auparavant lorsque vous supprimiez votre compte, cela éteignait les droits de Facebook sur vos contenus. Or depuis le 4 février, il n’en n’est plus ainsi. Tous contenus que vous (ou vos amis) déposent sur Facebook, leur appartiennent ad vitam aeternam.

Application pratique
:

  • Vous avez posté une photo de vous, à Ibiza (elles étaient chouettes ces vacances !). Facebook décide qu’elles iraient très bien pour un site de rencontres adultérines, hop ils peuvent la vendre. Je vous laisse le soin d’expliquer à vos enfants le pourquoi du comment.

  • Votre cousine Berthe, votre ami Martin, a posté une photo de vous : tout pareil.

  • Vous bloggez, et pour diffuser votre contenu vous postez des liens de vos articles. Gagné ! Le contenu leur appartient maintenant.

    Je vous laisse méditer sur ces inquiétantes conditions d’utilisation … En espérant que Facebook remanie ses TOS.

EDIT du 18 février : Nous avons tous eu raison de protester … Facebook va revenir à ses anciennes conditions d’utilisation, la clôture de votre compte éteindra leurs droits. Cependant je vous encourage à rester prudent sur les contenus que vous y diffusez. La réponse de Mark Zuckerberg est sur le blog Facebook. Affaire à suivre …

Sources :

  • Articles francophones :  du site Ecrans de Libération (Alexandre Hervaud), du site Le Monde.fr (Antonin Sabot)
  • Articles anglophones : du Consumerist (Chris Walters), de l’écrivain américain Edward Champion
  • Groupe (international) Facebook contre les TOS (avec pas mal d’infos).
  • La réponse de Facebook : via un autre article du site Ecran de Libération (Alexandre Hervaud)

De la quiétude de la vie …

J’aime aller travailler à la médiathèque de Troyes. J’y trouve tout un ensemble de livres passionnants, l’ambiance de ma (feu) vie d’étudiante, et bien évidemment grâce au WiFi, je surfe entre deux recherches.

Ce jour-là, la médiathèque était bondée, pas une seule place de libre en vue. Enfin si, juste une en face de moi. Et c’est là qu’une dame ignorant manifestement le bon usage du déodorant en collectivité vient s’asseoir.

Premier instinct de survie : je songe à fuir.

D’un coup d’oeil rapide, j’observe mon environnement : plus une seule place vacante à l’horizon et un cours à boucler de toute urgence : je suis coincée ! Je m’arme de tous les courages pour résister à l’attaque olfactive afin de poursuivre mon travail.

… A la complainte sur les réseaux sociaux.

Entre deux apnées et une prière à Sainte Rita, je change mon statut Facebook pour  “Céline est à la médiathèque et aimerait bien que sa voisine mette du déodorant”.

Action, réaction. Dix minutes plus tard, je croise deux de mes étudiants de l’IUT. Contente qu’ils viennent spontanément me saluer en dehors des cours, je leur adresse un : « Oh bonjour ! Vous venez dans cette médiathèque elle est vraiment très intéressante, le fonds documentaire y est très riche ».

Là, ils se regardent, puis me regardent avec un sourire en coin et me disent : “On a surtout lu votre statut Facebook alors on est venu”. Maaaandieu ! Conseil du jour : pensez à rester prudent avec le micro-blogging*

 

* Micro-blogging : désigne l’activité de création de contenus courts sur des réseaux sociaux du type Facebook, Twitter, Tumblr …. Il est rapide et instantané souvent à la manière d’un SMS.  Par exemple : Twitter permet de poster des contributions analogues à celle d’un blog mais sous un format limité à 140 caractères. Le but des microblogs est de pouvoir diffuser plus souvent des informations en se limitant au minimum utile, à mi-chemin entre messageries instantanées et blogs. (source definitions-webmarketing.com – wikipédia )

Bon je vous l’accorde à mon âge, je ne devrai plus me poser là question. Je devrai avoir déjà toutes les réponses. Mais non ! ;)

Je l’avoue sans aucune pudeur, certains zhommes sont en général très très amoureux de moi. Pendant au moins 15 jours ! Après, trou dans la chaussée, baguette magique ou affres de la vie… Ils disparaissent. Les hommes ont en général sur eux tout un arsenal du « je ne peux pas m’engager là maintenant, tout de suite c’est pas possible, y’a de l’huile sur le feu » … Même s’il ne s’agissait en fait juste d’apprendre à se connaître.

Parmi, le cher inventaire de leurs excuses, ils ne peuvent pas car :
– Ils ne sont pas prêts.
– Ils ont eu une enfance difficile.
– Ils sont absorbés par leur vie pro.
– En sortant avec une petite brune, ils réalisent qu’ils aiment les grandes blondes.
– En vous embrassant, ils réalisent que Samantha, celle qu’ils viennent de quitter. C’est THE femme of their life.

Au début :
– Je pleurais à chaudes larmes.
– J’implorai le ciel en écoutant des chansons mélancoliques.
– Je criai des pourquoiiiiiii à mon pot de Nutella qui par solidarité masculine je présume, ne pipait pas un mot.

Maintenant quand je constate un évanouissement dans les airs je me dis : ah tiens c’est son heure. Bon voyage l’ami :) Mais grâce aux joies de l’ère moderne, je m’aperçois que ceux qui disparaissent, qui n’ont même pas la force ce clapoter un message (aïe mes doigts, aïe, aïe) : consultent mon blog (parfois toutes les heures) et mon profil Facebook. Oh toi mââââle adepte de la disparition surprise, ne serais-tu pas un peu perdu à l’intérieur de ton dedans ?