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Avoir un chéri-chéri, pour la Saint Valentin c’est vraiment le bonheur  La Saint Valentin est l’occasion parfaite pour lui déclarer sa flamme, .

Et là, c’est le drame ! Comment rédige-t-on ce formidable élan du coeur ? No soucy mes poussins, le web nous vient en aide, puisqu’il propose des générateurs de lettre de la Saint Valentin, dont mon chouchou celui de CrazyHoroscopes.

Les étapes nécessaires à la missive enflamée, sont les suivantes : on se rend sur ce lien. On rempli bien les petites cases et les questionnaires à choix multiples (sans accent s’il vous plait, ce site est “Oh so british”), et le tour est joué :


« My dearest Cheri Cheri,

Upon this canvas I shall spill my soul’s inner-most desires for you, and upon my chest I carve your name with the dagger of carnal desire, so the world may knoweth that only you lie within my heart.

Should a thousand angels tear out my heart with the forsaken instrument of death, it would still beat for you a million times and call your name in the night. I just cannot explain the passion inside which burns for you.

What manner of creature can resist those gorgeous green eyes of yours which remind me of tiny sparkling green M&Ms inside your eyeballs. There have been many occasions where I’ve felt like picking them out with a plastic spoon and eating them, but I don’t think you’d like that. Maybe its because you plan to eat them yourself. Who knows.

I admire the way you brush your lovely brown hair, and its funny when your hair collects static and stands on end. It reminds me of a cute little hedgehog, or even one of those little troll dolls!

I really love our time together when we go to the local cafe, for a cup of something wonderful and some great stimulating conversation. Its really funny how you always humiliate yourself by purchasing the most bitter thing on the menu and then trying to impress me by pretending you are cultured and you drink it all the time. Its so cute watching your face scrunch up like a cute little tortoise!

Words alone cannot express how unique my love is for you. I love you, and you only, I swear that to you my love ….OK, perhaps I got a little too excited cos I also love my mobile phone which I always love using to send you txt flirts with. Remember that time I sent you a rude txt flirt and I accidentally sent it to your Father?! And remember that time we were making out, and I had to leave in a hurry so I threw the phone at you, and said “Set it to vibrate and finish yourself off!”? You see love, it does have its other uses, but we’re not talking about that right now! (Besides the fact that I just mentioned it now, but that part was allowed because the context was a little bit relevant)

I really must tell you though, I absolutely adore your gorgeous eyes! I think if God created something truly amazing, then its definitely gotta be your eyes! I know some people say the same thing about horses and giraffes, but I think your eyes exceeds anything else!

Anyway darling, I must depart now. I really can’t wait to see you again, especially if you are gonna be wearing sexy Black underwear for me! Go on, surprise me! I’ve often wondered what you would look like wearing those, and many a nights have gone by where I would sit and fantasise about you wearing Black underwear and I would have no need to watch music videos any more.

I wish you the happiest Valentines Day ever, my dear sweet lover, with every fiery spark of carnal desire within my burning soul which cries tears of blood for you, with every second that passes without you!

Forever and eternally yours and yours only,

TheCelinette »

Ok, Chéri-Chéri, doit être un peu anglophone. C’est normal, on veut un homme au top !

Quand je suis entrée dans ce bar, j’avais une vingtaine d’années. Le week-end était toujours festif, il annonçait des éclats de rire et des découvertes. Il était LE moment attendu de la semaine. Ce soir-là, je marchais d’un pas confiant vers le bout du bar. L’ambiance tamisée me promettait milles surprises, la musique me faisait oublier les cours et mes amies me tendaient les bras pour mille confidences…

Mais dans l’entrée, un drôle de personnage attirait mon attention. Il avait une bouille venue de nulle part … Un visage digne d’un roman, des traits tout en rondeur, une large bouche, de grands yeux bleus… et un costume élégant.

Je l’ai regardé intriguée … me disant, il ne me plaît pas du tout … puis en un instant … Je l’ai vu s’animer… Ses gestes, sa voix, ses expressions corporelles …. Ses paroles claquaient comme un fouet. Un humour décalé, pertinent et insolent. Une culture et une vivacité intellectuelle qui fait monter l’envie … Des éclats de rire, comme une ponctuation à l’ironie…

Je l’ai observé du coin de l’oeil pendant une bonne partie de la soirée. Puis je me suis plongée dans les récits romanesques des derniers rebondissements de la vie sentimentale mes amies. J’allais partir quand quelqu’un m’a interpelé : « Bonsoir charmante jeune femme, êtes-vous venue jusqu’ici en tricyle ou en cyclomoteur ? » Je me suis dit « mais qu’est ce que c’est que ce fou ? »…. et j’avais raison.

Cet homme avait une façon de vivre qui ne pouvait pas vous laisser indifférente. Un don pour aller à l’essentiel, et ridiculiser le superflu. Une façon de vous toucher au coeur avec grâce et douleur. Un truc incomparable. Je n’ai jamais vu autant de culot mêlé à une si belle pudeur. Quand je le voyais rien ne me manquait. Je parlais avec une source de vie. Quand je me perdais, sa bienveillance comme une accalmie au milieu d’une fête, me renvoyait à mes propres erreurs sans bien plus de mots.

Il m’a aimé avec une vraie beauté. L’intimité face à la vie. La folie face au ridicule. Il me disait de ne jamais m’oublier, de ne pas succomber au conformisme, de rester la petite parisienne curieuse que je suis pour ne pas me scléroser dans cette ville de province. Il me claquait le visage avec des vérités, quand je n’osais pas et que je me cachais derrière des peurs. Et de facto, il me prouvait. « Tu n’oses pas Céline ! La vie est dure, la vie est courte, sors tes tripes vois toutes les potentialités ». Et dans le bar le plus chic de la ville, il montait sur un siège pour hurler qu’il m’aimait.

Je n’ai jamais eu autant de douceur.
J’ai pleuré devant lui pour un autre homme sans qu’il me juge.
J’ai compris qu’un chagrin d’amour, ne valait pas la peine d’abdiquer et d’oublier ses valeurs. J’ai vibré en découvrant qu’une attention pouvait devenir un trésor immense.

Et chez moi trône encore une de ses cartes, qui mentionnaient en grand caractère : « Et le bonheur ? »