Je ne sais pas vous, mais moi, je déteste le repassage. Déjà parce que je ne le fais pas très bien etpuis surtout parce que je trouve que c’est du temps de perdu. Heureusement, heureusement, heureusement, il y a la radio pour transformer ce temps de vapeur, en agitation de neurones :)

A l’instant je viens d’écouter l’émission (du 6 juillet 2009) les pieds sur terre de France culture dédiée au délit de solidarité. Voici le lien, c’est à écouter de toute urgence. Ca pique les yeux et le coeur de savoir que notre pays en arrive là …

Si vous ne connaissez pas le concept de cette émission voici comme Sonia Kronlund, la définit :

Le constat
Régulièrement, et surtout à la faveur des élections, le pays découvre des habitants qui vivent dans ses frontières mais qu’il ne connaît pas. Des inconnus qui défient notre éthique en votant avec la hargne contre la raison, un peuple désespéré qui ne croît plus dans ses institutions et ne prend plus la peine de donner son opinion, des gens qui vivent de peu, travaillent parfois sans gagner assez pour se loger, dont la survie dépend du « système D ». Ces gens que nous découvrons alors, nous ne craignons pas d’en analyser et d’en interpréter immédiatement les gestes et les mots et même, le plus souvent, les silences. Et nos analyses répondent aux analyses en oubliant que ces paroles que nous sommes censés analyser, nous ne les entendons plus, si jamais nous les avons entendues. Bien sûr, « on recueille de l’information auprès des gens de peu », « des gens d’en bas » (comme on dit les voisins du dessous) sont invités à s’exprimer, mais ils sont la plupart du temps déplacés de leur contexte ou au service d’une démonstration. De la même façon, des peuples lointains dont nous n’avons jamais perçu l’écho même d’une parole, nous savons faire l’exégèse, et nous savons expliquer à nos auditeurs, à nos lecteurs, à nos téléspectateurs, en quelques minutes ou quelques secondes, ce qui motive les comportements de ces hommes et de ces femmes.
Le projet
Nous voulons ici, modestement, tenter d’écouter sans analyser, de comprendre sans commentaire, d’ouvrir une petite fenêtre sur ce réel qui nous échappe ou qui nous parvient toujours formaté. Ecouter ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester. C’est au coin de la rue, à deux pas d’ici, dans le centre de la France, ou à l’autre bout du monde, tous les jours … et, à chaque fois, la volonté d’aller au plus près, de prendre le temps, de perdre du temps, de participer, de se laisser surprendre par les démons et les merveilles de notre belle époque. Et Les pieds sur terre c’est aller surtout vers ceux qui se battent et qui luttent, pour un rien, pour tout changer, pour vivre mieux ou pour vivre tout court, aller vers les lieux de conflits, de revendications, de désaccords, aussi minuscules soient-ils, et tenter d’écouter sans analyser ceux dont on commente abondamment les faits et gestes, aller sur leur terrain et y rester. Alors tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire.
La forme
Tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire.

 

L’équipe
Production :Sonia Kronlund
Réalisation :Christine Robert, Jean-Christophe Francis, Emmanuel Geoffroy
Attachée de production :Sandrine Chapron
Reporteurs producteurs :Elise Andrieu, Stéphane Correa, Sonia Kronlund, Aude Lavigne, Alain Lewkowicz, Morgane du Liège, Elodie Maillot, Frédérique Pressmann, Anne Riou, Jérôme Sandlarz, Stéphanie Thomas et Farida Taher.