Alors que je m’apprête à partir en vacances, c’est l’auteur Ollivier Pourriol qui par l’intermédiaire de ses mots m’accompagnera sur les plages du Lavandou. Il est philosophe, essayiste et romancier, je l’ai découvert au détour d’une planche à repasser. Je trouve l’activité de repasser son linge, d’un ennui foudroyant, d’une perte de temps radicale, d’une chiantitude avérée… Du coup histoire de ne pas perdre complètement mon temps j’écoute la radio, souvent France Culture, et ce jour là Mr Pourriol parlait de la philosophie dans le cinéma avec une telle fluidité, avec tant de passion que j’ai eu envie de le rencontrer…. Mais comme ça ne s’est pas fait, je me suis tenu au fait d’acheter son livre.

Au début, j’étais intimidée car je suis profondément néophyte en philosophie. C’est une matière que j’ai toujours eu du mal à appréhender. Mais Ollivier Pourriol, parlant de Descartes, décrivit très bien ce que représentait pour moi la philosophie en terminale : « Descartes est longtemps resté pour moi une espèce de mathématicien adepte de l’imparfait du subjonctif et de la phrase à rallonge dont on oublie le sens au fur et à mesure qu’elle se déploie ». Je me suis dit, on a un premier point commun, le deuxième était l’attrait pour le cinéma, allons-y faisons-lui confiance. Et je n’ai pas été déçue ! Je vous recommande ce livre passionnant.

Votre démarche consiste-t-elle à comprendre le cinéma par la philosophie ou la philosophie par le cinéma ?

C’est une hybridation. Un laboratoire. Je n’ai pas de méthode. Les films me portent. Quand je vois Fight Club, de David Fincher, je sais que je vais pouvoir expliquer la typologie de l’inconscient et la différence entre Freud et Jung. Il s’agit d’ouvrir le regard sur les films par des outils philosophiques. La philosophie, c’est structurant, et le cinéma, c’est bouleversant. Dans un film, il y a une pensée implicite. Indépendamment du jugement esthétique, quelque chose se répand en deçà de la surface de la peau de la pensée. La philosophie occidentale est présentée comme un déploiement de concepts conscients. Le cinéma, lui, c’est de la méditation. Devant l’écran, une idée rentre sans résistance, comme lors d’un massage. Alain dit que comprendre, c’est ne pas chercher à comprendre. Pour saisir une pensée, il faut être familier avec elle et arrivera un moment où on la comprendra.

Extrait de l’article « Quand Fight Club et X-Men enseignent la philo » de l’Express

Il a une chaîne vidéo sur laquelle vous verrez de petits épisodes  appelés « Studio Philo » sur la thématique du cinéma et de la philosophie. Malheureusement, les épisodes sont pas toujours très bien référencés sur la chaîne et il n’est pas toujours possible de connaître les thématiques et les références cinématographiques avant de la regarder.


Studio Philo Episode 3 par cinephilo

Ollivier Pourriol – CINÉPHILO

Les plus belles questions de la philosophie sur grand écran
HACHETTE Littératures HAUTE TENSION
ISBN 978-2-01-237376-1